Marché aux veaux de Château-Gontier : fréquentation divisée par deux

10 January 2017
Par Emilien Borderie
Le marché aux veaux de Château-Gontier, l'un des plus importants de France, peine à se relever de l'épidémie de fièvre catarrhale ovine. Cela fait des mois que les vendeurs y sont deux fois moins nombreux que par le passé.

Le marché aux veaux de Château-Gontier est toujours convalescent. L’épidémie de fièvre catarrhale ovine, qui avait amené les responsables à interrompre totalement les ventes durant quelques mois l’an passé, pèse encore sur la fréquentation : "Avant la fièvre, on avait une soixantaine d’opérateurs. Depuis la réouverture, on n’en a plus qu’une trentaine. Et ceux qui ont pris des habitudes sur d’autres points de livraisons, seront très difficiles à faire revenir" reconnaît, avec fatalisme, Jean-Jacques Gendry, responsable municipal du Parc Saint-Fiacre qui accueille acheteurs et vendeurs chaque jeudi depuis le début des années soixante-dix.

Obligation de faire une prise de sang

Derniers chiffres en date, ceux du 5 janvier : 1 255 bêtes étaient présentes à Château-Gontier, amenées par vingt-cinq vendeurs. "Si toute la France passait en zone réglementée, peut-être qu’on verrait les comportements changer du côté des opérateurs. Mais ce n’est pas gagné" analyse Jean-Jacques Gendry, qui pointe également une contrainte nouvelle : "Avec la fièvre catarrhale, il est obligatoire de faire une prise de sang aux petits veaux si on veut les exporter. Mais ça représente un coût souvent dissuasif. Ces bêtes-là partaient en Espagne notamment. Ce n’est plus le cas".

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