Réforme territoriale : Alain Lambert dénonce le flou et l'hypocrisie

08 janvier 2017
Par Emilien Borderie
Alain Lambert n’est pas un grand partisan de la réforme territoriale. En tous cas, pas celle à laquelle on assiste, à coups de "communes nouvelles" et d’agrandissements de communautés de communes. Le président du Conseil départemental de l’Orne évoque le "flou" de la situation et dénonce l’hypocrisie de l’Etat.

Ces deux dernières années, vingt-six "communes nouvelles" ont été officialisées dans l’Orne. Pour autant, Alain Lambert, président du Conseil départemental, n’applaudit pas : "Si l’objectif réel avait été de réaliser des économies, rien n’interdisait, bien au contraire, de favoriser la mutualisation, l’entraide entre les collectivités. Mais le droit continue de contrarier tout, pour l’instant, et n’a fait que rendre plus flou encore ce qui existait" écrit-il sur son blog, jugeant ces réformes hypocrites : "Elles maintiennent aux fonctionnaires de l’Etat tous leurs pouvoirs de contrainte, et organisent des simulacres de consultations qui visent, en fait, à renvoyer la responsabilité aux élus locaux".

Des travaux menés par les préfectures

Allusions aux communes nouvelles ou aux communautés de communes qui fusionnent, Alain Lambert estime que "les schémas en tous genres qui sont actuellement adoptés, le sont sur la base de travaux menés exclusivement par les préfectures. Ensuite les élus sont priés de les adopter, y compris quand le résultat défie le bon sens !" avant de conclure en ces termes : "Je souhaite bien du courage aux élus des nouvelles intercommunalités. Je leur recommande vivement de commencer prudemment la fusion de leurs activités et de conserver des comptabilités analytiques pour avancer ultérieurement vers une intégration plus réfléchie, plus responsable et juste".