Déportation : une Sarthoise accède au plus haut grade de la Légion d'Honneur

11 January 2017
Par Emilien Borderie
"43129" : c’est sous ce matricule qu’Andrée Dupont-Thiersault a été internée au camp de concentration des nazis à Ravensbrück en 1944. Plus de soixante-dix ans après les faits, celle qui a grandi à Assé-le-Boisne se voit remettre la Grand-Croix de la Légion d’Honneur à la préfecture de la Sarthe.

Elle faisait partie du "BOA", le "Bureau des Opérations Anti-aérienne" durant la seconde guerre mondiale. Ce qui a valu à Andrée Dupont-Thiersault d’être arrêtée sur ordre de l’occupant allemand pour être incarcérée à la prison des Archives au Mans, emmenée à Paris avec l'ensemble de ses "complices" de la Résistance française puis déportée jusqu’au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück. Avant d’en être libérée en avril 1945 et de retrouver son village du nord Sarthe, Assé-le-Boisne.

Déjà retournée à Ravensbrück

Andrée Dupont-Thiersault, aujourd’hui âgée de près de 90 ans, est déjà retournée à Ravensbrück, avec sa fille et selon sa volonté, en 2015. Ce vendredi 13 janvier, cette survivante des barbaries hitlériennes doit être décorée, en préfecture de la Sarthe, de l’insigne de commandeur de la Légion d'Honneur. C'est, dans la hiérachie de ce titre honorifique, la plus haute distinction qui soit. Quelque 70 personnes concernées. La cérémonie, prévue à 17h, se déroulera en présence de Marie-José Chombart de Lauwe, présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

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