À Blois, Christophe Hay met les enfants au défi de goûter autrement
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Modifié : 22h40 par Nicolas Terrien
À l’occasion de la 37e "Semaine du goût", des élèves de CM1 et CM2 de l’école Marcel-Bühler, à Blois, ont participé ce mardi 13 octobre à un atelier culinaire avec le chef doublement étoilé Christophe Hay, dans son restaurant "Fleur de Loire". Une expérience pour éveiller les papilles et apprendre à mieux manger.
Carottes, herbes aromatiques, tomates... Avant de rejoindre les cuisines de "Fleur de Loire" à Blois, les écoliers ont découvert le potager de Christophe Hay. De quoi mobiliser leurs sens avant de passer à la pratique. Aux côtés du chef blésois, ils ont composé leurs petites créations en jouant avec les saveurs salées, sucrées et acides : "On va dresser des petites bouchées ensemble, et puis ensuite on va goûter et on va déguster" explique Christophe Hay, ambassadeur national de la "Semaine du goût", édition 2026. Dans la classe, les préférences sont déjà bien affirmées. Certains revendiquent leur goût pour "les carottes, les salades, tout ce qui est sain", tandis que d’autres préfèrent "les frites, les nuggets, le riz, les pâtes". Mais l’atelier est justement l’occasion d’explorer d’autres associations, sans imposer les goûts.
Apprendre à bien manger dès le plus jeune âge
Créée en 1990, la "Semaine du goût" a pour but de transmettre les clés d’une alimentation plus consciente : "C’est vraiment l’événement national sur la transmission du goût, la sensibilisation au bien manger" confirme Marine Mercier, directrice nationale de l’opération. Le fait maison, la lutte contre le gaspillage et la découverte des produits font partie des objectifs. Pour Christophe Hay, rien ne vaut la pratique : "L’éducation du goût, elle passe aussi par les enfants". Le chef regrette que certaines activités culinaires aient perdu leur place dans les écoles, faute de temps. En ouvrant les portes de son établissement aux élèves, il entend donc renouer avec une transmission concrète, où l’on touche, sent et goûte autant qu’on écoute.
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Un engouement croissant dans les écoles
Pour Olivier Bazantay, enseignant à l’école Marcel-Bühler, cette rencontre prolonge un travail déjà engagé en classe. Il propose notamment à ses élèves de découvrir différents fromages et d’en identifier les arômes : "On apprend les saveurs, et on travaille dessus" explique-t-il. L’enseignant constate que les ateliers fonctionnent généralement bien, même si tous les aliments ne font pas l’unanimité. À l’échelle nationale, Marine Mercier estime à environ 10 000 le nombre de classes participantes, soit près de 330 000 enfants. Selon elle, on est même passé d’environ 5 000 classes avant la crise sanitaire à 10 000 aujourd’hui. Une progression qui témoigne, à ses yeux, d’un intérêt renforcé pour le bien-manger. À Blois, l’expérience pourrait bien laisser aux jeunes participants un souvenir durable... et quelques nouvelles envies nouvelles dans l’assiette !
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