Affrontements entre identitaires et antifas : le parquet de Rouen ouvre une enquête

Affrontements Rouen

Modifié : 26 octobre 2026 à 11h38 par Julien Dubois

La mobilisation de ce samedi 24 octobre contre la vie chère a une nouvelle fois réuni des milliers de participants à Rouen. Si le cortège s'est déroulé dans le calme, des tensions ont toutefois éclaté après la manifestation. Un groupe d'individus identitaires est notamment allé à la rencontre de manifestants et de militants antifas.

Des scènes de violences ont éclaté, ce samedi 24 octobre, à Rouen, une semaine après une journée marquée par de nombreuses dégradations et pillages dans des commerces du centre-ville. En marge de la manifestation, des affrontements ont eu lieu dans le périmètre ou celle-ci était interdite, au niveau du palais de justice, entre un des identitaires et des militants antifascistes.

Une vidéo largement relayée

"Une vidéo de ces événements, initialement diffusée sur le réseau social X par le média Blast, a été depuis largement relayée sur les réseaux sociaux" indique le parquet de Rouen dans un communiqué. Cette vidéo montre un groupe composé d'une quinzaine de personnes, certains à visage découvert, s'en prendre violemment à des manifestants en pleine rue.

Une procédure ouverte pour "violences aggravées"

"La police nationale est intervenue à plusieurs reprises pour séparer ces individus, dans le contexte des opérations de maintien de l’ordre. Sous mon autorité, elle a aussi ouvert dès hier une procédure pour violences aggravées, qui permettra d’exploiter notamment toutes les bandes de vidéoprotection du quartier. Monsieur le préfet de Seine-Maritime m’a, en outre, signalé ce matin les éléments en sa connaissance, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale ce matin : ils seront joints à la procédure ouverte dimanche" poursuit le procureur de la République.

Aucun dépôt de plainte à ce jour

"A ce stade, en dépit des réquisitions faites, notamment aux services de secours et de santé, aucune victime n’a pu être précisément identifiée. Aucun dépôt de plainte n’a été porté à ma connaissance, et aucun témoin (ou détenteur, par exemple, de vidéos des faits) ne s’est manifesté auprès de la police ou de mon parquet".