Bourges : une tour de beurre en carton de 20 mètres pour marquer les 520 ans de son effondrement
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Modifié : 9h35 par Emeline Bonavent
À l’occasion des Journées du patrimoine, une réplique en carton de 20 mètres de la tour de beurre de la cathédrale de Bourges sera montée place Étienne-Dolet ce samedi. Elle sera ensuite détruite avec la participation du public le lendemain, pour rappeler son effondrement il y a 520 ans.
À Bourges, les Journées du patrimoine célèbrent cette année les 520 ans de l'effondrement de la tour de beurre de la cathédrale. Pour l'occasion, une réplique en carton de l'édifice va s'élever sur 20 mètres de haut, alors que la tour actuelle, reconstruite après son effondrement, en mesure 60.
Une histoire liée aux dons des fidèles
Élisabeth Braoun, administratrice de la tour de la cathédrale pour le Centre des monuments nationaux, revient sur l'origine du nom de l'édifice. Après son effrondrement, il y a 520 ans, il a fallu reconstruire la tour, pour éviter que la cathédrale ne s'écroule. Il s'agit d'un pillier de l'édifice. Le clergé a donc fait un appel aux dons pour aider au financement des rénovations. "Les fidèles faisaient des dons à la confrérie, et ces dons étaient récompensés, par le fait d'avoir l'autorisation de manger gras au moment du carême, d'où son appellation tour de beurre.", sourit-elle.
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Montage et démontage collectifs
Depuis le début de la semaine, les pièces détachées de la réplique sont construites au Quai d'Auron. Le montage final, place Étienne Dolet, aura lieu samedi. Franck Blaser, chargé de production pour le Centre des monuments nationaux, détaille le déroulement de l'opération. "Les gens vont monter la tour à la main. On la laisse la nuit et on va l'éclairer, évidemment. Le dimanche après-midi à 15 heures, on va inviter les gens cette fois, à détruire la tour, c'est-à-dire qu'on va la faire tomber et on va la piétiner un petit peu." Pour construire l'édifice, le centre des monuments nationaux a fait appel à une cartonnerie : "Il fallait un type de carton bien précis au niveau de l'épaisseur, parce qu'il faut quand même que ça tienne."' explique-t-il.
Sensibiliser à la fragilité du patrimoine
Au-delà de l'aspect ludique, l'opération doit permettre de sensibiliser le public à la fragilité du patrimoine. Sophie, l'une des participantes aux ateliers, mesure l'intérêt de cette démarche. "Je pense que très peu de gens connaissent l'histoire de la tour de beurre. Donc le fait de pouvoir, là, la reconstruire et de commémorer un peu sa chute, ça permet à tout le monde de se réapproprier le patrimoine et son histoire.". La quarantenaire est heureuse de pouvoir participer à la construction de cette tour, et a hâte de la voir s'élever samedi. "On ne pourra pas reconnaître nos pièces, mais c'est pas grave.", sourit-elle. Elle salue l'aspect collectif du projet.
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