Caen : environ 200 personnes au rassemblement citoyen après les violences du 17 octobre

Rassemblement citoyen Caen

Modifié : 19h13 par Alizée Lanzarini

Environ 200 personnes se sont réunies devant l'hôtel de ville de Caen pour dénoncer les dégradations survenues samedi 17 octobre en marge de la manifestation, à quelques jours d'un nouvel appel à mobilisation.

Comme un peu partout en Normandie et en France, un rassemblement citoyen s'est tenu ce lundi 19 octobre à midi devant l'hôtel de ville de Caen. Environ deux cents personnes se sont réunies pour apporter leur soutien aux élus, agents ou encore commerçants face aux violences et dégradations commises samedi 17 octobre en marge de la manifestation dans la capitale du Calvados. Parmi les présents, Philippe, retraité, condamne fermement les débordements. "Rien ne justifie de tels actes. Je pense que la majorité des Français sont d'accord sur les revendications. Par contre, en arriver à détruire pour détruire, et ce qui est le plus incroyable, c'est quand on fait le rapport entre le nombre de casseurs et la population française, c'est 0,000 % et on n'arrive pas à s'en débarrasser."

De l'émotion et de la colère 

Sophie non plus, ne cautionne pas ces dégradations. "J'ai été touchée de voir ma ville abîmée." Fabienne, encore marquée par les images du 17 octobre, est au bord des larmes : "quand j'ai vu l'hôtel de ville de Limoges brûler, j'ai pensé à l'abbaye aux Hommes. Et je me suis dit que si elle avait brûlé, ça aurait été un désastre." Le maire de Caen Aristide Olivier s'est refusé à tout amalgame "entre les casseurs et les milliers de manifestants pacifiques" et a appelé à l'appaisement, alors qu'un acte II est d'ores et déjà prévu le 24 octobre. "Evidemment qu'avec les services de l'État, nous avons tiré le bilan de ce qui s'est passé samedi pour faire en sorte qu'on puisse davantage et mieux s'organiser pour éviter ces difficultés." Après un discours et une Marseillaise, le maire a été vivement interpellé par une dizaine d'étudiants sur la question des violences policières. "Rien ne justifie la violence", a répondu l'élu, qui leur a demandé à son tour, s'ils considérent comme normal l'attaque contre la police municipale.