Déraillement d'un TER aux portes de Rouen : la présence d'un morceau de rail toujours inexpliquée
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Modifié : 19h03 par Julien Dubois
Les investigations se poursuivent après le déraillement d'un train sur la ligne Rouen - Caen ce vendredi 11 septembre à Cléon. Le procureur de la République de Rouen fait le point.
L'enquête se poursuit après le déraillement d'un TER, ce vendredi 11 septembre entre Rouen et Elbeuf, à Cléon. Le train a percuté un morceau de rail qui se trouvait en travers de la voie, ce qui a causé des blessures auprès d'une cinquantaine de passagers. La présence de cet objet de quelques centaines de kilos reste inexpliquée à ce stade : "Aucun élément ne permet d’évoquer un acte de malveillance commis avec l’intention délibérée de faire dérailler le train, et donc encore moins un attentat" insistait le procureur de la République de Rouen, Sébastien Gallois, ce dimanche 13 septembre en début de journée.
Un expert judiciaire requis
Un communiqué du parquet, réactualisé, a apporté des éléments supplémentaires quelques heures plus tard : "Les policiers ont procédé à de nouvelles auditions, de témoins mais aussi de premières victimes, et ont complété encore leurs constatations de police technique. Ils ont lancé de nombreuses réquisitions, en téléphonie ou vidéoprotection, mais aussi pour notamment préciser les données du trafic sur cette ligne, et identifier d’autres témoins" indique Sébastien Gallois dont les services ont également requis un expert judiciaire afin qu'il procède sur les lieux à ses propres constatations.
Deuxième enquête menée par le BEA-TT
Et comme indiqué sur les réseaux sociaux par le ministre des transports, Philippe Tabarot, une deuxième enquête a été ouverte. Plus technique, elle est menée par le bureau enquêtes-accidents des transports terrestres et est distincte de l’enquête judiciaire. "Évidemment, le bureau et mon parquet se coordonneront, et partageront les informations nécessaires conformément à la législation en vigueur en cas d’accidents collectifs" ajoute le procureur de Rouen.
Une association va prendre contact avec les victimes
Sur le plan humain, deux personnes sont encore hospitalisées, tandis qu'une autre a pu regagner son domicile. Chaque victime sera entendue par les services de police, et contactée par l’association d’aide aux victimes AVEDE ACJE, pour faire le point, et exposer les suites de la procédure judiciaire, ainsi que les droits en terme d’indemnisation. Cette association peut également être jointe directement au 02 35 52 88 18.
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