Duralex : le tribunal fixe la prochaine étape au 12 octobre, les salariés toujours dans l’attente
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/20260917_1310221789668294738.jpg)
Modifié : 17 septembre 2026 à 20h56 par Nicolas Terrien
Après une nouvelle audience au tribunal de commerce d’Orléans ce jeudi 17 septembre, le dossier Duralex reste en suspens. Trois offres de reprise sont toujours sur la table, toutes prévoyant des suppressions de postes. Le prochain rendez-vous judiciaire est désormais fixé au 12 octobre.
Pas de repreneur désigné, ni de décision définitive ce jeudi 17 septembre : l’audience du tribunal de commerce d’Orléans devait surtout permettre de préciser le calendrier de la procédure. Une nouvelle échéance a ainsi été fixée au 12 octobre, date à laquelle les trois offres de reprise doivent être examinées. Ces propositions ont évolué depuis leur présentation initiale, notamment avec un nombre de salariés repris revu à la hausse. Mais pour la CGT, le compte n’y est toujours pas : "Nous, on veut que la totalité des salariés soit maintenue" assène Pascal Sudre, secrétaire départemental du syndicat dans le Loiret, qui estime que l’avenir de Duralex passe aussi par un "véritable projet de développement industriel".
"Il va falloir qu’ils rembauchent"
À l’extérieur du tribunal, salariés et retraités venus soutenir leurs collègues restent particulièrement préoccupés par les conséquences des différents projets sur l’emploi. Pascal Colichet, salarié de Duralex depuis 27 ans et employé à la maintenance, juge que les suppressions envisagées pourraient fragiliser le fonctionnement de l’usine : "Moi, je trouve que 70 salariés licenciés, par rapport au fonctionnement de l’entreprise, même à une ligne, ça fait juste" estime-t-il, en évoquant notamment les besoins de son propre service. Même inquiétude chez Jean-Claude, retraité depuis six mois après trente ans passés chez Duralex. Pour lui, la question des effectifs est centrale : "Déjà, quand j’y travaillais, on était un petit peu juste au niveau du personnel. Alors là, s’ils dégraissent encore, je ne vois pas trop où on va aller".
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/20260917_1519531789668535550.jpg)
L’enquête judiciaire en toile de fond
L’audience intervient également dans un contexte particulier, quelques jours après les perquisitions menées le 4 septembre, notamment sur le site de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le cadre d’une enquête concernant la gestion de la Scop. Un dossier distinct de la procédure de reprise, mais qui a suscité des interrogations chez les salariés. Pascal Sudre reconnaît que ces opérations "ont jeté un trouble" dans leurs esprits, tout en soulignant que l’enquête et la procédure de reprise sont deux sujets différents. Désormais, tous les regards se tournent vers le 12 octobre. Après cinq redressements judiciaires, l’enjeu est considérable pour les salariés : déterminer quel projet permettra de préserver au mieux l’activité de la verrerie et de lui donner une perspective durable.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/sweetfm/images/logo_GYAPPbBOZO.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/visuel_site_web__9_1789464317356-format4by3.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/visuel_site_web__4_1788858600927-format4by3.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/visuel_site_web__3_1788857632071-format4by3.png)