La ville de Rouen lance un "Prix de la fraternité" face à la "banalisation du racisme"
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/70b5cf14_2a28_4d05_b664_036b85b289111789474992382-format16by9.jpg)
Modifié : 16 septembre 2026 à 16h50 par Julien Dubois / crédit photo : Sweet FM
Le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, a annoncé lors de sa conférence de rentrée le lancement d'un "Prix de la fraternité" à destination des collégiens et lycéens. Une réponse à un racisme qui selon lui, "se banalise".
Les propos racistes récemment révélés au sein de la police municipale de Carcassonne ont fait réagir le maire de Rouen lors de sa conférence de rentrée, ce vendredi 11 septembre. Nicolas Mayer-Rossignol a jugé intolérable ces paroles enregistrées et largement relayés dans le pays. L'élu socialiste appelle tous ceux qui sont attachés au respect de la République et au combat contre le racisme à se lever et à agir. Il attend une exemplarité maximale au sein de police municipale rouennaise, où la vigilance est renforcée : "La situation à Rouen fait l'objet de contrôles et de procédures extrêmement rigoureuses. Et je le dis clairement, il y a zéro tolérance pour tout écart raciste, homophobe, xénophobe, antisémite, sexiste ou autre. Il faut toujours être prudent parce qu'on peut avoir des comportements individuels qu'on ne maîtrise pas forcément, mais je peux vous assurer que les procédures sont en place à ce sujet" insiste-t-il.
Des projets portés par les jeunes
Nicolas Mayer-Rossignol, qui dénonce plus généralement "une banalisation du racisme" dans différents domaines de la société, souhaite que Rouen devienne un "territoire de résistance". Pour cela, il a souhaité la création d'un "Prix de la fraternité", à destination des collégiens et des lycéens pour soutenir et valoriser les initiatives en faveur du vivre ensemble. Une première édition portée par l'élue municipale et métropolitaine Kaltoum Gachi : "Il pourra s'agir d'un projet artistique, d'un podcast, d'un court métrage, d'une exposition, d'un débat, d'une action solidaire, d'une collecte de témoignages, d'un outil pédagogique ou de tout autre initiative qui permet de créer du lien et de lutter contre les discriminations".
Deux marraines
Le prix, doté d'un budget de 30 000 euros, sera lancé le 6 octobre et parrainé par Roselyne Hamel et Nassera Kermiche. La sœur du père Hamel et la mère de l'un des deux terroristes, devenues amies malgré le drame de Saint-Etienne-du-Rouvray. Elles composeront le jury, dont les autres membres n’ont pas encore été dévoilés. "Il n'a pas vocation à être politique" a souligné Nicolas-Mayer-Rossignol. Les projets seront ensuite examinés et une cérémonie récompensant les lauréats sera organisée en mai 2027.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/sweetfm/images/logo_GYAPPbBOZO.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/visuel_site_web__4_1788858600927-format4by3.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/visuel_site_web__3_1788857632071-format4by3.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/visuel_site_web__2_1788855256753-format4by3.png)