Mobilisation à Caen : entre 1 800 et 6 000 manifestants, une participation en baisse mais des lycéens déterminés

Manifestation lycéenne Caen

Modifié : 18h49 par Alizée Lanzarini

À Caen, plusieurs milliers de manifestants, lycéens pour la plupart, ont défilé ce mardi 13 octobre. L'objectif annoncé, c'est de maintenir la pression à l'aube des vacances scolaires.

Partis du campus 1 de l'université de Caen, les manifestants ont battu le pavé ce mardi 13 octobre en centre-ville. Les syndicats évoquent environ 6 000 participants, quand la préfecture avance le chiffre de 1 800. Des estimations très différentes, mais la mobilisation apparaît bel et bien en baisse par rapport à la semaine précédente. Le mouvement lycéen a été rejoint par les étudiants, des professeurs et l'intersyndicale. Les annonces gouvernementales, comme le déploiement de 3 000 professeurs en urgence, n'ont pas convaincu. Suzanne, élève en première au lycée Malherbe, estime que la mesure ne répond pas à l'ensemble des demandes : "Non, je pense que ce n'est pas suffisant parce que ce n'est pas les seules revendications. De toute façon, c'était nécessaire, mais c'est nécessaire depuis très longtemps car l'éducation est en manque de professeurs".

Les lycéens prêts à poursuivre pendant les vacances

Alors que les vacances de la Toussaint débutent ce week-end, Suzanne et ses camarades se disent prêts à maintenir la pression : "le principe des blocus, c'était de déranger les cours pour faire du bruit. Mais s'il y a des manifestations comme celle-ci pendant les vacances, je pense que c'est bien de montrer que même pendant cette période on n'est pas juste des enfants qui ne veulent pas travailler, montrer que même pendant les vacances, on revendique nos idées et nos droits". Même détermination du côté de Wilginia, élève au lycée Victor-Hugo, qui conditionne la suite du mouvement à des avancés : "J'attends surtout les vacances scolaires pour voir s'il y a des prises de décision. Et dans le cas contraire, moi, je suis prête à continuer jusqu'à la fin de l'année s'il le faut".

Une mobilisation qui pourrait s'essouffler

Sophie, étudiante en psychologie, est venue soutenir les lycéens après avoir elle-même participé à des blocus. Elle craint que la mobilisation faiblisse avec les vacances : "Je pense que c'est possible que ça s'essouffle. Et puis forcément, il n'y aura plus de lycées à bloquer, plus de facs bloquées, puis les gens vont avoir d'autres choses à penser. Mais je ne sais pas du tout, je ne sais pas trop". Cette nouvelle journée de manifestation précède la mobilisation générale prévue ce samedi 17 octobre. Les syndicats enseignants appellent par ailleurs à manifester dès ce jeudi 15 octobre à 14 h depuis le campus 1.