Orne : une bonne récolte de miel malgré la sécheresse estivale
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Modifié : 15h56 par Alizée Lanzarini
Arnaud Lecler, apiculteur installé à Écouves, a récolté davantage de miel cette année qu'en 2025, malgré la canicule et la sécheresse qui ont marqué l'été en Normandie.
Si la sécheresse et la canicule ont impacté de nombreux secteurs cette année, la production de miel s'en sort plutôt bien en Normandie. Près d'Alençon, à Écouves, l'apiculteur Arnaud Lecler possède environ 340 ruches en production. Il a récolté davantage de miel que l'an dernier, avec pourtant moins d'abeilles. "Il y a du bon et du moins bon, mais globalement, ça reste quand même une assez bonne année. L'enveloppe des températures plus élevées, au moins en début de saison tant qu'il y avait de l'eau dans le sol car on a eu un hiver très arrosé, a permis de bonnes miellées, une miellée printanière extraordinaire, un début de miellée d'été très, très bon. Et puis quand tout s'est asséché à partir de la fin juin, avec les chaleurs extrêmes, là tout s'est arrêté".
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Plus de volume, moins de variétés
Habituellement, cet apiculteur propose des miels de printemps et d'été, des miels de châtaignier, de sarrasin, d'acacia ou encore de tilleul. Cette année néanmoins, la diversité des récoltes a été réduite. "Ma difficulté, ça va être de vendre mon miel, puisque sur mon stand, ce qui plaît, c'est ma grande diversité. Même si j'en ai suffisamment, avoir moins de miel, c'est moins attrayant, c'est moins facile à proposer. Mais bon, je ne vais pas me plaindre d'avoir quand même une bonne année". Arnaud Lecler, connu sous le nom de "La Miellerie d'Écouves", est présent les jeudis et samedis sur le marché d'Alençon, ainsi que dans des magasins partenaires de son secteur.
Le changement climatique redessine la carte du miel
Pour l'apiculteur ornais, cette bonne récolte s'inscrit dans une tendance plus large liée au changement climatique : "C'est peut-être un peu exagéré de dire ça, mais c'est vrai que le sud de la France, qui était historiquement l'endroit où il y a le plus de miel, a ces dernières années, certaines années, à cause du sec, moins fabriqué. Et la Normandie, comme le Nord-Pas-de-Calais, qui n'étaient pas de grosses régions de production de miel, produisent un peu plus ces dernières années. Mais ça c'est si on a de l'eau, la question de l'eau sera centrale. Après, c'est possible aussi que nos miels évoluent, avec l'évolution de la flore".
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