Oyamie : bientôt une application 100% féminine pour courir en sécurité
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Modifié : 16 septembre 2026 à 17h02 par Clément Chapusot / crédit photo : Sweet FM
Émilie Tricheur, habitante de Louviers, lauréate dans l'Eure du concours "101 femmes entrepreneures 2026", développe "Oyamie", une application qui met en relation des femmes souhaitant se retrouver pour faire du sport, majoritairement du running, afin de lutter contre l'isolement et la sédentarité, et en toute sécurité.
Émilie Tricheur détaille les obstacles rencontrés par les femmes lorsqu'elles courent seules : "Quand on ne connaît pas les endroits, on ne sait pas trop où aller, on doit éviter certains quartiers, certaines rues, on ne peut pas toujours s'habiller comme on veut. Là, pendant la canicule, par exemple, courir en brassière, ce n'est pas toujours évident. On est obligé de, par exemple en campagne, de regarder derrière nous si quelqu'un nous suit, une voiture, etc. Déjà, quand on n'est pas très motivée, d'avoir des freins comme ça en tête, ça ne donne vraiment pas envie d'y aller".
Sécurité mais également motivation
L'autre avantage, c'est la motivation : "J'ai demandé à une copine de me coacher, de courir avec moi, et j'ai vu qu'il y avait une vraie différence, que je pouvais me concentrer uniquement sur la course et plus sur mon environnement, savoir qu'est-ce qui se passe autour de moi, si je suis en danger, ou pas. Et surtout, j'étais aussi très motivée parce qu'on se donnait rendez-vous et je ne me posais plus de questions".
Une communauté de 600 femmes
Avant même la sortie de l'application dans les prochaines semaines, la communauté "Oyamie" réunit déjà 600 femmes en France, et exclusivement des femmes selon la fondatrice, qui explique son procédé de vérification : "Je les appelle en visio, tout simplement, donc ça me permet d'être sûre qu'il n'y a bien que des femmes. Je suis déjà tombée sur des hommes, d'ailleurs, donc c'est que le procédé fonctionne, et enfin, ça a le mérite d'exister, on va dire, malheureusement. C'est très bien accepté et justement, ça les rassure".
Sans charge mentale supplémentaire
Pour Émilie Tricheur, l'objectif est de permettre aux femmes de courir avec la même légèreté que les hommes : "Un homme, il part courir, il pense à sa paire de baskets, sa montre et son Strava s'il veut, mais voilà, c'est tout. Alors que nous, on a beaucoup plus de choses à avoir en tête, et les femmes ont déjà assez de charge mentale comme ça pour s'en rajouter, notamment pour le sport Donc là, l'objectif, c'est vraiment de passer un bon moment, il n'y a pas de pression sur le chrono, etc. C'est vraiment pour passer un moment ensemble, créer du lien social aussi, bouger".
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