La sécheresse a eu de grosses conséquences dans les marais de Bourges

Les marais de Bourges très impacté par la sécheresse connue cet été.

Modifié : 11h21 par Emeline Bonavent

Les marais de Bourges ont souffert de l'extrême sécheresse cet été, pour la deuxième année consécutive. Entre rives fragilisées, poissons en détresse et découragement des propriétaires, la municipalité promet un plan d’urgence et de long terme, en lien avec les associations de maraîchers.

La sécheresse qui a touché la région tout au long de l’été a laissé des traces dans les marais de Bourges. Sur le terrain, les maraîchers ont multiplié les travaux pour tenter de protéger leurs parcelles. "Ils ont creusé, bêché pour consolider les rives, sinon tout s'écroule. Il n'y a plus d'eau qui tient les berges", décrit Michelle Jégou, présidente de l'association des maraîchers de Bourges.

Une situation de plus en plus difficile

La situation s’aggrave au fil des années. Michelle Jégou observe un manque d’eau de plus en plus marqué pendant l'été. "Ca vient de plus en plus tôt. Et les petits coulants sont asséchés aussi de plus en plus tôt", constate-t-elle. Les conséquences se voient aussi sur la faune. "Les poissons, cette année, ont vraiment pâti de la sécheresse. On les voyait sauter au-dessus de l'eau parce qu'ils manquaient d'oxygène. C'était angoissant", confie-t-elle.

Les maraîchers ont consolidé la berge cet été, pour éviter qu'elle s'effondre.
Crédit : Emeline Bonavent

Un plan d'urgence et de long terme annoncé par la ville

Pour faire face à cette situation, les maraîchers s’appuient sur l'aide de la ville. Yann Galut, le maire, assure vouloir lancer rapidement des réponses concrètes. "Dès cette année, on va trouver des solutions. Mais que ça soit pour les marais ou pour la ville de Bourges, il y a un plan d'urgence pour l'été prochain, il y a un plan à trois ans et puis il y a un plan à dix ans." affirme-t-il. "C'est tout ça que je veux mettre en place avec les associations de maraîchers."

Une nouvelle gouvernance pour avancer

Cette coopération a cependant ses limites, étant donné que les marais sont des propriétés privés. "On peut accompagner, mais on ne peut pas normalement faire à la place des maraîchers.", résume Yann Galut. La mise en place de la société de coopération entre maraîchers doit permettre de faciliter les échanges et les prises de décisions. Une réunion pour discuter des mesures à mettre en place se déroulera le 16 septembre prochain.