Rouen : rassemblement devant la mairie après les pillages du centre-ville

o

Modifié : 19 octobre 2026 à 18h16 par Clément Chapusot / crédit photo : Sweet FM

Après un week-end marqué par la casse et les pillages dans plusieurs commerces de Rouen, un rassemblement s'est tenu à midi ce lundi 19 octobre devant l'hôtel de ville, à l'appel de l'Association des maires de France. Un autre était prévu dans la soirée à l'initiative, cette fois, de la municipalité.

Le centre-ville de Rouen reste marqué par la casse et les pillages survenus l'avant-veille, dans une trentaine de magasins. Suite aux faits, un rassemblement s'est tenu ce lundi midi devant l'hôtel de ville, à l'appel de l'Association des maires de France, relayé par Marine Caron, présente aux côtés de conseillers municipaux d'opposition. Un second rassemblement était organisé dans la soirée, à l'initiative cette fois du maire, Nicolas Mayer-Rossignol.

Un appel à l'unité

Marine Caron a expliqué le sens de ce rassemblement : "C'est passer un message de solidarité, de soutien à la fois aux commerçants, aux habitants qui sont choqués, aux municipalités qui ont été aussi saccagées. Il y a beaucoup de choses à revoir aujourd'hui. Notre pays va mal, les gens vont mal, je l'entends. Et c'est là où il faut avoir un électrochoc parce qu'on a besoin plus que jamais d'unité et de fraternité dans notre pays".

Choqués par les violences

Plusieurs dizaines de personnes s'étaient réunies devant l'hôtel de ville pour témoigner comme ces deux jeunes : "Moi, vraiment, j'ai ressenti de l'effroi face à ce déferlement de violence, de haine, c'était vraiment terrifiant. Samedi, ça nous a tous touchés, ça nous a tous choqués surtout. Donc il était très important pour nous de venir ici aujourd'hui pour dire que nous, on n'est pas d'accord avec ce genre de choses".

o

Quel avenir ?

Un participant plus âgé distingue les revendications sociales des violences commises : "Réclamer, c'est tout à fait logique et les jeunes ont raison. Le problème, c'est toutes ces espèces de bandes de hors-de-la-loi qui sont venues tout saccager. Et ils desservent le mouvement des étudiants. Moi, ma vie, elle est faite, mais quand je vois mes enfants et mes petits-enfants, c'est vrai, je me dis : mais quel monde on va leur laisser ? Moi, c'est vrai que ça m'inquiète".

Une commerçante démunie face aux dégradations

Charlotte, gérante d'une boutique située juste à côté du palais de justice, a dû se barricader avec ses clients pendant les pillages. "On a déjà été habitué avec les gilets jaunes, donc c'est juste un bis repetita et en fait on voit qu'entre-temps, rien n'a changé. Je plains les policiers parce que malheureusement, moi, j'en ai vu que trois dans ma rue en fin de journée qui étaient juste là pour protéger les poubelles et nous faire dévier au niveau de la circulation. Et ils n'ont aucun moyen pour eux en tout cas".

Ecoutez le reportage de Clément Chapusot :

... A LIRE AUSSI :