Sarthe : opération péage gratuit des Gilets jaunes à Saint-Saturnin
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Modifié : 16h13 par Manon Foucault
Une trentaine de Gilets Jaunes s'est réunie ce samedi 17 octobre, à Saint-Saturnin, au rond-point de l’Océane, pour mener une opération "péage gratuit". Portée par de jeunes organisateurs, l’action s’inscrit dans la continuité des mobilisations de 2018 et entend exprimer un ras-le-bol face à la vie chère et à des revendications jugées multiples mais convergentes.
Le mouvement des Gilets Jaunes a organisé ce samedi 17 octobre une opération "péage gratuit" à Saint-Saturnin, au rond-point de l'Océane. Une trentaine de manifestants s'est réunie dès 8h du matin, à l'appel de jeunes organisateurs, dans la continuité des actions menées par le mouvement en 2018.
Une mobilisation portée par les jeunes
Marco, déjà mobilisé il y a 8 ans, soutient cette reprise du mouvement en Sarthe. Il décrit l'initiative du jour : "Les jeunes, qui sont les organisateurs, ils ont décidé de venir investir le péage, comme nous on l'avait fait maintes fois en 2018, pour donner de la gratuité aux véhicules qui passent, tout simplement." Un étudiant manifestant témoigne de l'accueil réservé à l'opération : "Vraiment, les gens sont très très avenants et vraiment pour le mouvement." Son amie ajoute : "Je croise des gens qui sont très très souriants quand ils apprennent que le péage est gratuit."
Des automobilistes qui répondent présent
Au-delà de la gratuité du péage, les manifestants échangent avec chaque automobiliste et récoltent de l'argent, notamment pour déjeuner. Une automobiliste explique son geste : "Parce qu'ils ont raison en vrai. On se fout trop de notre gueule et c'est mort en fait, c'est mort. Je veux pas laisser faire." Une autre conductrice soutien cette mobilisation : "Je pense qu'on arrive à un stade où les gens expriment un ras-le-bol, qu'il y a plein de revendications qui sont éparses mais qui finalement ont un socle commun."
La jeunesse en première ligne des revendications
Parmi les manifestantes présentes, une apprentie de 23 ans raconte sa situation, entre monde du travail et monde des études : "D'un côté, l'exploitation au travail et puis de l'autre côté, la volonté de mettre la jeunesse au pas. J'ai un peu le pire des deux mondes, on va dire." Un jeune homme évoque aussi les raisons de sa présence ce matin-là : "En tant qu'étudiant, on retrouve les mêmes [problématiques] (ndlr) entre lycée et université : le bâti qui est insalubre, le manque de profs, etc. C'est pour soutenir toutes ces causes-là et plus en général, la vie chère."
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