Sécheresse en Normandie : jusqu’à 50% de pommes en moins
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Modifié : 18h39 par Clément Chapusot / crédit photo : Sweet FM
Mauvaise année pour la récolte de pommes. En Normandie, Philippe Jaouen, exploitant, redoute de très importantes pertes et doit adapter sa production de cidre après un été particulièrement chaud et sec.
Cette année dans la vallée de la Risle, la saison des pommes ne ressemble pas aux précédentes. À Triqueville, sur ses 14 hectares de verger, Philippe Jaouen, de la ferme du Ponctey, s’attend à une chute spectaculaire de la production. Habituellement, il récolte près de 300 tonnes de pommes, mais en ce début de mois de septembre, il évoque "plus de 50% de pertes à cause de la sécheresse".
Les stigmates d'un été caniculaire
Les conséquences se jugent d’abord sur l’aspect des pommes. Philippe Jaouen décrit un calibre très faible et des fruits abîmés par le soleil. Certaines variétés ont été "carrément brûlées" ajoute-t-il, "noircies par le soleil". Entre le 15 juin et le 15 août, il n’a relevé que 10 millimètres de pluie sur son exploitation, une situation qui a pesé lourdement sur les arbres et leur capacité à mener les fruits à maturité.
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La chaleur perturbe la récolte comme le travail en cave
Les répercussions ne se limitent pas aux volumes récoltés. Philippe Jaouen travaille essentiellement sur des pommes à cidre, dont une partie est destinée à la production fermière. Il indique qu’il a dû avancer la récolte et adapter tout le calendrier de fabrication des boissons : "On va être obligé de récolter plus tôt, de presser les pommes à une période où il fait plus chaud et le cidre, s'il fait trop chaud quand on le brasse, la fermentation démarre beaucoup plus vite" résume-t-il.
Un été perçu comme inédit par le producteur
En Normandie, des épisodes estivaux chauds avaient déjà marqué les exploitants ces dernières années, mais Philippe Jaouen considère que l’été qu’il vient de traverser franchit un nouveau cap : "Sur les deux ou trois dernières années, il y a déjà eu des épisodes comme ça, mais pas à ce point-là" constate-t-il avant de relier ces conditions à un contexte plus large, affirmant qu’entre la météo et "les contraintes administratives, ça ne va pas en se simplifiant".
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