Alençon : manifestation contre l'expulsion de trois familles de réfugiés

Mobilisation contre les expulsions

Modifié : 30 septembre 2026 à 15h50 par Joris Marin / crédit photo : Pexels

Un rassemblement est prévu ce mercredi 30 septembre à 18h devant la préfecture de l'Orne, à Alençon, pour dénoncer l'expulsion programmée de trois familles de réfugiés originaires du Bangladesh, du Nigeria et de la République Démocratique du Congo, sous le coup d'une "Obligation de quitter le territoire français".

Trois familles de réfugiés, originaires du Bangladesh, du Nigeria et de la République Démocratique du Congo, font l'objet d'une "Oqtf" -pour "Obligation de quitter le territoire français"-. La situation concerne notamment douze enfants, tous scolarisés à Alençon. Des élèves âgés de 3 à 19 ans. Un rassemblement est organisé ce mercredi 30 septembre à 18hs devant la préfecture, rue Saint-Blaise, pour protester contre leur expulsion programmée. "Un retour au pays est hors de question pour ces personnes qui se sentent en danger" assène Simone Boisseau, représentante de l'antenne locale de la Ligue des Droits de l'Homme.

Des preuves qui n'entrent pas dans les critères du statut de réfugié

Le parcours administratif des familles concernées est complexe : "Elles ont présenté leur dossier à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, tous les recours auprès des institutions ont été faits. Quelquefois les preuves ne sont pas prises en compte. Elles existent, mais elles ne sont pas prises en compte, ou elles n'entrent pas dans les clous du statut de réfugié parce que, par exemple, le pays n'est pas reconnu comme un pays non protecteur. Donc, elles fuient le pays qui ne leur apporte pas la protection, en espérant qu'elles vont l'avoir chez nous" explique Emmanuelle Calon, représentante du Comité des Droits des Femmes de l'Orne.

Reportage de Joris Marin :

Un appel à l'humanité porté chaque semaine devant la préfecture

Le collectif à l'origine du rassemblement, composé d'associations, de syndicats et de citoyens, se mobilise tous les mercredis soir devant la préfecture de l'Orne : "C'est impensable que douze enfants soient mis à la rue. Je ne parle pas des adultes, mais voilà, c'est un tout, on ne va pas faire le détail. D'où qu'ils viennent, les enfants ont droit à une protection. Et Français, pas Français, ce n'est pas notre problème, on protège des enfants". Simone Boisseau et Emmanuelle Calon indiquent que les trois familles se trouvent actuellement en sécurité grâce à une important élan de solidarité.

Reportage de Joris Marin :