Prison de Coulaines : la colère des surveillants

15 janvier 2018 à 16h37 par Clément Rohée

L'agression de trois surveillants dans une prison du Pas-de-Calais quelques jours plus tôt par un détenu islamiste a mis le feu aux poudres. Ce sont des agents pénitentiaires de toute la France qui ont voulu se montrer solidaires ce lundi 15 janvier en mettant en place une journée "prison morte".

Coulaines, 6h du matin. Les premières palettes s’embrasent et l’accès à la maison d’arrêt est bloqué. Les surveillants vont rester là pendant une bonne partie de la journée. A la suite de l’agression de leurs collègues du Pas-de-Calais à Vendin-le-Vieil, ils réclament la création d’unités spécialisées pour les prisonniers radicalisés. ''Nous avons deux détenus ici qui sont revenus de Syrie. Ce sont des personnes placées à l’isolement mais qui ont un contact direct avec les autres par la fenêtre'' explique Arnaud Bailly, secrétaire local de Force Ouvrière.


Manque de moyens…


Sur 398 places, la prison de Coulaines compte entre 450 et 500 détenus selon les périodes. Un chiffre trop élevé par rapport au nombre de surveillants selon les syndicats : ''On est 139 agents sur les 145 postes de l’établissement. Mais beaucoup de collègues sont en arrêt à cause de la fatigue et des conditions de travail'' souligne Vincent Le Dimeet, secrétaire local SNEPAP.


… et de formation


De son côté, le syndicat UFAP-UNSA demande des sessions de formation pour les surveillants afin de pouvoir mieux gérer les détenus islamistes : ''C’est nous donner des outils pour aider ceux qui sont radicalisé. Certains agents ne connaissent pas du tout l’islam. Il faut donner une culture de cette religion pour qu’on puisse combattre ce genre de chose'' estime le secrétaire adjoint local, Patrice Maran.