Au Mans, le "Pilier Rouge" change de main : Rodolphe Gerrebout ouvre un nouveau chapitre de sa vie

Au Mans, le Pilier Rouge change de main : Rodolphe Gerrebout ouvre un nouveau chapitre de sa vie

Modifié : 19h07 par Clément Rohée

À 51 ans, après plus de deux décennies comme commercial, Rodolphe Gerrebout a pris les rênes du "Pilier Rouge", bar emblématique du vieux-Mans. Installé derrière le comptoir depuis le 18 août, il assume pleinement ce virage et mise sur la convivialité, du matin au soir.

Derrière le comptoir du "Pilier Rouge", une nouvelle silhouette accueille habitués et visiteurs depuis la fin de l'été. À 51 ans, Rodolphe Gerrebout a repris ce bar emblématique du vieux-Mans et parle d'un tournant décisif dans sa vie professionnelle : "C'est vraiment ce qui pouvait m'arriver de mieux. Je suis super content" confie-t-il, quelques semaines après son arrivée. Loin du monde des cafés, son parcours s'est construit dans un tout autre univers. Il rappelle qu'à l'origine, ce n'était pas son métier. Pendant plus de vingt ans, il a travaillé comme commercial puis responsable commercial dans la communication, avec un passage par le web. À l'approche de la cinquantaine, l'envie de changement s'est imposée. "Puis à 51 ans, c'est l'envie vraiment de changer de vie, de faire ma passion, qui a toujours été de rencontrer des gens, faire plaisir aux gens, le côté convivial" résume-t-il.

Un lieu "atypique" au cœur de la vieille ville

Dans sa quête d'un nouveau départ, Rodolphe cherchait un établissement à part. Il dit avoir longtemps voulu être commerçant et travailler à son compte, avec le contact client comme fil conducteur. "Je cherchais un lieu vraiment atypique" explique-il. Lorsqu'on lui parle du "Pilier Rouge", il a d'abord du mal à y croire : "Quand on m'a proposé cet endroit-là, le Pilier Rouge, je croyais rêver. Je me disais, ce n'est pas possible. Pilier Rouge à vendre, j'adore l'endroit !"... Situé dans la petite rue du même nom depuis plus de 80 ans, le "Pilier Rouge" est un établissement plein de caractère. Ce qui l'a séduit, c'est autant le lieu que son environnement. Il évoque "le côté vieux-Mans", avec à la fois des touristes, des gens de passage et beaucoup de fidèles. La terrasse, les rues pavées, tout y contribue, assure-t-il, avant de résumer son sentiment : "Toute la terrasse avec les rues pavées et tout, j'adore. C'est excellent".

D'un bureau de commercial au zinc de son café

Rodolphe s'est officiellement installé au "Pilier Rouge" le 18 août. Depuis, il se dit pleinement épanoui dans ce nouveau rôle : "Pour l'instant, c'est génial, j'adore !" insiste-t-il. La transition entre son ancien métier et la gestion d'un bar reste pour lui presque irréelle. "Comment on passe de commercial à gérant d'un bar comme le Pilier Rouge ? Eh bien ça, je me demande encore" lâche-t-il dans un sourire, avant d'ajouter qu'il lui arrive de se regarder dans les miroirs du bar sans tout à fait réaliser que c'est bien lui qui est là. S'il a changé d'univers, Rodolphe voit néanmoins des points communs entre ses expériences passées et son activité actuelle. Il met en avant la place du relationnel dans son parcours. Il dit avoir toujours eu le contact client facile : "J'adore les gens, puis ils me le rendent bien".

Des matinées en plus et un rythme soutenu

À la reprise, Rodolphe a choisi de s'appuyer sur ce qui fonctionnait déjà au "Pilier Rouge". Il a toutefois apporté quelques ajustements, notamment une ouverture le matin à partir de 9h, avec une fermeture hebdomadaire le lundi -ça fait . Ce nouveau rythme ne lui fait pas peur. "Je ne compte pas mes heures, en fait. Le but, c'est vraiment de faire plaisir", explique-t-il. Entre les services et les échanges avec les clients, il assure ne pas voir le temps passer : "Je n'arrête pas, je ne m'ennuie pas une seule seconde."

Ecoutez le reportage de Clément Rohée :