Une rentrée de plus en plus coûteuse pour les étudiants eurois et seinomarins
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Modifié : 18h46 par Julien Dubois / crédit photo : Pixabay
Les fédérations étudiantes alertent en cette rentrée 2026 sur les sommes que les élèves doivent débourser. Et parmi elles, la Feder, la Fédération des étudiants rouennais, qui a récemment présenté son indicateur visant à évaluer les dépenses pour les "non boursiers" installés hors du domicile familial. Dans l'Eure et la Seine-Maritime, elles s'élèvent en moyenne à 2 928 euros.
Le coût de cette rentrée 2026 atteint un nouveau record selon la Fage, la Fédération des associations générales étudiantes : à 3 240 euros pour un étudiant non boursier vivant hors du domicile familial. Dans l'Eure et la Seine-Maritime, ce montant qui comprend les dépenses spécifiques à la rentrée mais aussi les frais de vie courante, atteint 2 928 euros en moyenne. Une donnée en hausse de près de 4% sur un an et qui inquiète la Fédération des étudiants rouennais, la Feder : "C'est un constat qui fait un peu peur parce que tout augmente dans la vie et ça impacte de plus en plus les étudiants et étudiantes pour s'installer, pour manger" souligne Julia Chaudron, vice-présidente de la structure en charge des affaires académiques.
Le logement, entre pénurie et loyers élevés
Le principal poste de dépense ne change pas : il s'agit toujours du logement, avec une moyenne de 600 euros pour un T1 de 25 mètres carrés à Rouen, ce qui peut représenter jusqu'à 60% du budget mensuel d'un étudiant. "Il y a 10 ou 15 ans, ça représentait 33%. Maintenant, on compte le loyer, le dépôt de garantie, les frais d'agence, les frais d'assurance. C'est vraiment beaucoup de frais qui impactent directement les étudiants. Et en plus des frais à donner, c'est déjà très compliqué actuellement en Seine-Maritime et dans l'Eure de trouver un logement" ajoute Julia Chaudron.
Indexation des bourses étudiantes
Dans la lignée de l'instauration du repas à 1 euro au printemps dernier dans les cantines universitaires, les fédérations étudiantes demandent à l'Etat de poursuivre ses actions et d'aller encore plus loin. Et parmi les revendications : davantage de logements sur les campus, ainsi qu'une indexation et une revalorisation des bourses étudiantes. "L'inflation touche tous les secteurs et donc c'est une évidence que selon les critères d'il y a quinze ans, qui sont restés les mêmes critères encore aujourd'hui, c'est une évidence que ça aurait ouvert à énormément d'étudiants en plus si ces critères avaient été réévalués" juge Baptiste Levillain, président de la Feder, qui alerte également sur la situation des étudiants extracommunautaires, qui ont vu leurs dépenses d'inscription flamber. Une journée de mobilisation sur ce sujet se tiendra le mardi 15 septembre.
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