Blocus des lycées : le mouvement s'intensifie dans l'Eure et en Seine-Maritime

Blocus lycées

Modifié : 1er octobre 2026 à 19h34 par Julien Dubois

La mobilisation des lycéens prend de l'ampleur. Initiée il y a quelques jours dans quelques établissements, elle a pris de l'ampleur et concerne désormais plusieurs centaines d'établissements, dont certains sur le territoire, dans une ambiance souvent tendue.

Des lycées faisaient encore l'objet d'actions de blocage, ce jeudi 1er octobre, dans l'Eure et la Seine-Maritime. Les élèves se mobilisent depuis plusieurs jours pour obtenir davantage de moyens, réclamer des classes moins chargées ou encore des adaptations de Parcousup. Mais cette contestation laisse apparaître des tensions entre élèves et forces de l'ordre. Des campus ont en-boité le pas du mouvement, dont celui de l'université de Rouen, évacué et fermé ce matin. "Des faits graves de violences se sont produits, notamment à l’encontre des forces de l’ordre et des personnels éducatifs, faisant cinq blessés. Des intrusions ont eu lieu à l’intérieur des établissements scolaires bloqués, provoquant des dégradations de locaux et de matériels pédagogiques" souligne la préfecture de la Seine-Maritime dans un communiqué.

Rouen

Le lycée Blaise-Pascal a une nouvelle fois été bloqué ce jeudi. Une précédente action avait été menée cette semaine, le 29 septembre, en amont de la mobilisation des agents de la fonction publique. Cette fois-ci, plusieurs vidéos postées sur les réseaux sociaux ont montré un feu allumé devant la porte d'accès de l'établissement. Des flammes et de la fumée également visibles aux portes du lycée Flaubert, où des mortiers d’artifices ont été tirés. Les pompiers se sont rendus sur place.

Sotteville-lès-Rouen

Le lycée Marcel-Sembat a été bloqué et sa grille d'entre incendiée. Les manifestants ont été dispersés par la police. Des débordements ont également éclatés au lycée des Bruyères. "Nous appelons toutes les parties prenantes au calme. Nous devons écouter nos jeunesses, mais rien ne légitime la violence et la dégradation de lieux d’apprentissage. Cette violence dessert les revendications exprimées" réagit le maire de Sooteville, Alexis Ragache.

Déville-lès-Rouen

Mouvement de foule et cris devant le lycée Bernard-Pallissy où des dizaines d'élèves s'étaient réunis. Les pompiers sont intervenus pour éteindre un feu allumé.

Evreux

La colère lycéenne a également gagné les lycées ébroiciens : Senghor , Modeste-Leroy. Selon nos confrères de La Dépêche d'Evreux, quelques incidents ont éclaté. Le syndicat éFO tait présent pour soutenir les élèves du lycée Senghor.

Vernon

Des élèves du lycée Dumézil se sont mobilisés. Un établissement qui a fait l'objet d'une passe d'armes entre le maire François Ouzilleau et la section locales LFI, qui a apporté son "soutien plein et entier"aux lycéens". "Deux jeunes ont été blessés à Vernon lors d’incidents distincts, dont un lycéen touché par un projectile. Une personne a également été interpellée à la suite de jets de pierres contre les forces de l’ordre. Ces faits sont graves. Chacun doit mesurer la portée de ses paroles et prendre ses responsabilités" a répondu le maire de la commune.

Selon le rectorat de Nomandie, un certain nombre d'établissements resteront fermés ce vendredi 2 octobre.