Blois : deux enquêtes ouvertes après le contrôle des discothèques
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Modifié : 16h33 par Bastien Bougeard
Le procureur de la République de Blois a annoncé ce lundi 9 février l’ouverture de deux enquêtes après des inspections menées dans des discothèques du centre-ville de Blois. Pour l’instant, les gérants n’ont pas été entendus.
"Ce que nous avons vu, passez-moi l’expression, ça nous a piqué les yeux..." : le préfet de Loir-et-Cher, Joseph Zimet, n’a pas mâché ses mots au moment de dresser, aux côtés de Stéphane Javet, procureur de la République de Blois, le bilan de l’intervention organisée de nuit, entre ces vendredi 6 et samedi 7 février dans deux discothèques situées rue du Mouton. Une soixantaine d'agents était mobilisée, dont des policiers, des représentants de la Direction départementale des finances publiques, de l’Urssaf, des douanes, de la répression des fraudes, mais aussi de la DDETSPP.
"Nous avons relevé de nombeux défauts majeurs"
"Chaque organisme y a trouvé son compte" a sobrement commenté Éric Lortet, directeur départemental de la Police nationale, car ces contrôles comprenaient plusieurs angles d’intervention : le premier concernait la sécurité des lieux. En toile de fond, le dramatique incendie de Crans-Montana, qui a coûté la vie à 41 personnes lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. "Nous avons relevé de nombreux défauts majeurs : issues de secours verrouillées ou obstruées par du mobilier, défaillances de l’éclairage de secours, présence d’un chauffage électrique dans la cabine du DJ, absence de registre de sécurité..." énumère le représentant de l’État.
Autant de motifs ayant justifié que soient pris des arrêtés de fermeture immédiate par la municipalité de Blois. Devant ces faits, les gérants et les établissements font l’objet d’une enquête pour "mise en danger de la vie d’autrui par manquement délibéré à une obligation de sécurité". Une seconde enquête est également en cours, portant sur du travail dissimulé : "Lors de nos recherches sur place, il s’avère que nous avons découvert des salariés non déclarés : sept pour le KB9 et quatre pour l’Élite Club" précise Stéphane Javet. Selon le parquet, il s’agirait de la quasi-totalité des effectifs des deux établissements.
Des enquêtes qui ne font que commencer
Concernant les profils, le procureur de la République n’a pas souhaité faire de commentaires, si ce n’est que les personnes contrôlées et entendues ne sont pas en situation irrégulière. Les enquêtes n’en sont qu’à leurs débuts : "Nous devons maintenant consolider certaines informations et nous procurer des documents avant d’aller plus loin" conclut Stéphane Javet. Les deux gérants n’ont pas encore été entendus. Sur sa page Facebook, l’un d’eux a réagi, se disant favorable à ces contrôles, tout en dénonçant "un deux poids, deux mesures" par rapport à l’autre établissement contrôlé.
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