Caen : le maire compte doubler le nombre de caméras de vidéoprotection

Le maire de Caen Aristide Olivier

Modifié : 18 septembre 2026 à 19h03 par Joris Marin

À Caen, le maire Aristide Olivier répète un engagement de campagne : le nombre de caméras de vidéoprotection devrait doubler d'ici six ans, avec un renforcement parallèle des effectifs de police municipale et de la prévention.

C'était une promesse de campagne pour les municipales : le maire de Caen, Aristide Olivier, annonce un renforcement de son action en matière de sécurité, avec en tête le doublement du nombre de caméras de vidéoprotection dans la ville au cours des six prochaines années. "Aujourd'hui on en a 100, donc on veut le porter à 200. Et nous aurons dès 2027 l'installation de 20 à 25 caméras supplémentaires sur des lieux stratégiques dont on sait qu'on a besoin de mieux les voir, sur des zones aussi qui ne sont pas du tout pourvues. On travaille ce sujet avec la police nationale pour que ça réponde à ce qu'elle souhaite également. Donc tout ça sera accéléré sur l'année 2027". Le dispositif ne se limite pas aux caméras fixes : "Nous avons déjà aujourd'hui des caméras mobiles, nous en aurons encore davantage dans les années qui viennent. L'idée, c'est d'actionner tous les leviers en même temps dans le domaine de la sécurité et d'être au rendez-vous".

Reportage de Joris Marin :

Davantage d'éducateurs de rue

Au-delà du volet technique, la municipalité mise aussi sur l'anticipation : "Pour être au rendez-vous, il y a tout le volet humain et technique. Il y a aussi tout le volet de la prévention, puisqu'il faut aussi qu'on puisse anticiper un certain nombre d'actions et donc on va renforcer les moyens de la prévention, qu'on ait davantage d'éducateurs de rue au contact des publics les plus fragiles". La ville prévoit également d'étoffer ses effectifs de police municipale : "Nous aurons le recrutement de dix policiers municipaux supplémentaires dès 2027 pour faire face aux difficultés. Et donc ces caméras, c'est un outil qui nous permet aujourd'hui non pas de tout résoudre, mais qui nous permet d'anticiper, qui nous permet parfois de poursuivre". Pour le maire, ce plan doit s'accompagner notamment d'un travail commun avec les autres institutions : "Il faut qu'on ait un traitement collectif des choses, de manière collective, c'est-à-dire collaborer avec la police nationale et les services de la justice française" souligne Aristide Olivier.