Calvados : les maires s'inquiètent des économies demandées par l'État
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Modifié : 16h54 par Joris Marin / crédit photos : Sweet FM
L'Union amicale des maires du Calvados a alerté les médias sur le projet de loi de finances 2027, qui prévoit une ponction, à l'échelle nationale, de 7 milliards d'euros sur les collectivités locales. Pour la ville de Falaise, l'effort demandé s'élèverait à 350 000 euros.
Hervé Maunoury, président de l'Union amicale des maires du Calvados, lui-même premier magistrat de Falaise, a convié les médias pour alerter sur le projet de loi de finances 2027 : "Le gouvernement envisage de ponctionner 7 milliards d'euros aux collectivités locales à l'échelle nationale afin de contribuer au redressement des comptes publics" a-t-il annoncé. À Falaise, l'effort supplémentaire demandé représenterait 350 000 euros, une somme que la collectivité, en cas de confirmation, devrait impérativement trouver. Si la copie du projet de loi de finances n'est pas revue, la ville de Lisieux devra quant à elle s'acquitter de 800 000 euros d'économies, la ville de Caen quasiment 4 millions et la communauté urbaine Caen la Mer, 15 millions.
Un ralentissement de l'économie locale redouté
Pour Hervé Maunoury, cette stratégie risque de produire l'effet inverse de celui recherché par l'État : "Stratégiquement, c'est une mauvaise idée. Aujourd'hui, le projet de loi de finances 2027 ponctionne de façon très abondante et trop abondante, selon nous, les collectivités locales, et notamment le bloc communal, ce qui fait que ça affaiblit des collectivités qui aujourd'hui sont les principaux investisseurs dans l'économie locale. Donc automatiquement, à partir du moment où vous taxez, vous ponctionnez les collectivités locales, elles peuvent moins investir et donc l'économie se ralentit et ça ne génère pas de richesse. Donc, à l'arrivée, les caisses de l'État se vident".
Des conséquences concrètes pour les habitants
Ces économies forcées toucheraient directement le quotidien des administrés : "Ça obligerait les maires et les présidents d'intercommunalités à faire des économies, soit sur la masse salariale, soit sur le service rendu au public, ou en augmentant les tarifs, tarifs de cantine, de périscolaire, des choses comme ça, ou en réduisant les investissements. C'est-à-dire que vous ne faites plus de trottoirs, vous ne faites plus de routes, vous baissez le chauffage dans les bâtiments publics ou des choses comme ça". Pour tenter de limiter l'impact de ces mesures, le président de l'Union amicale des maires du Calvados a envoyé un courrier aux députés et sénateurs du département, dans le but de trouver des arguments à faire valoir auprès du gouvernement.
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