Dans l'Eure, va-t-on vers des coupes budgétaires ?
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Modifié : 19h56 par Emilien Borderie / crédit photo : Conseil départemental de l'Eure
Dépenses sociales et masse salariale des agents de la Fonction publique en forte hausse expliquent, en partie, les difficultés croissantes qu'éprouvent les élus du Conseil départemental de l'Eure pour boucler le prochain budget de la collectivité. Des mesures d'économies pourraient être prochainement annoncées.
"Notre dette est importante et les marges dégagées sont très affaiblies, nous devons donc absolument prendre des mesures d’économie fortes" a affirmé Pascal Lehongre, vice-président du Conseil départemental de l'Eure, en charge des finances, en parlant ce vendredi 13 février devant ses collègues élus, d'un "véritable défi" à relever pour une collectivité qui figure déjà "dans le top 6 des départements les plus économes de France en dépenses de fonctionnement".
L'immobilier ralentit, les recettes aussi
La dégradation n'est ni très ancienne, ni très étonnante : "Depuis 2021, les dépenses sociales ont progressé de 19% et la masse salariale de 26% principalement à cause de mesures nationales subies comme l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires, la contribution CNRACL -retraite des agents du secteur public-, le Ségur de la santé pour les hôpitaux, tandis que les recettes liées à la fiscalité sur les transactions immobilières ont chuté, de leur côté, de 27% sur la même période".
La stabilité des impôts, c'est bien, mais...
Une certaine modération fiscale est aussi en cause : la collectivité "paie également son choix de ne pas avoir augmenté les impôts départementaux depuis plus de dix ans, choix qui, protecteur pour le pouvoir d’achat des Eurois, se traduit aujourd’hui par un déficit structurel de recettes estimé à plus de 71 millions d’euros par an" ajoute Pascal Lehongre, avant de se féliciter de ne pas faire partie "des 19 départements qui ont perdu le contrôle de leur trajectoire financière".
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Alexandre Rassaërt, président du Conseil départemental de l'Eure, prépare les esprits : "Pour éviter de se retrouver écrasé par le poids de la dette, la situation financière nous oblige à prendre des mesures énergiques pour préserver l’avenir et nous devons réinterroger l’efficacité de toutes les dépenses, être clairs dans nos choix et couper les financements quasi-automatiques d'anciens dispositifs devenus obsolètes". Qui va trinquer ? On le saura le 10 avril, lors de l'étude du budget primitif 2026.
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