Droit de retrait des cheminots normands "pour éviter un accident grave"
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Modifié : 23 septembre 2026 à 11h15 par Julien Dubois / crédit photo : Sweet FM
De nombreux trains sont supprimés ce mercredi 23 septembre, au départ et à l'arrivée en gare de Rouen, Caen ou Alençon. Des cheminots exercent leur droit de retrait pour alerter sur l'état du réseau, annoncent les antennes régionales des syndicats CGT Cheminots et Sud Rail.
La circulation ferroviaire est perturbée ce mercredi 23 septembre sur les lignes normandes : des agents exercent leur droit de retrait en raison d'un incident survenu en début de semaine, quelques jours après le déraillement d'un TER, à Cléon. La SNCF invite les voyageurs à reporter, dans le mesure du possible, leurs trajets.
Une pièce cassée découverte par un conducteur
Dans un communiqué, la CGT revient sur cet incident survenu en début de semaine sur la ligne Caen - Rennes, entre Coutances et Foligny : un conducteur a découvert et signalé la présence d'une pièce -une éclisse- cassée sur les voies. Ce joint permet d'assurer la liaison entre deux rails. "Nous avons encore évité un grave accident ferroviaire !" s'alarme Sud Rail, qui rappelle que ce type de défaillance avait provoqué l'accident mortel de Bétigny-sur-Orge en 2013.
"Un état précis des anomalies constatées"
"La sécurité ferroviaire nécessite des infrastructures entretenues, une surveillance efficace, des interventions rapides. La CGT des cheminots exige de SNCF Réseau un état précis des anomalies constatées ces dernières semaines, des mesures prises et des moyens engagés pour les traiter". Sud Rail ajoute "alerter depuis trop longtemps" et estime qu'il est "temps de mettre la sécurité avant les profits".
Éviter un nouveau déraillement
Cette fronde intervient donc après le déraillement d'un TER de la ligne Rouen - Caen, le 11 septembre, à hauteur de Cléon. Un accident pour lequel la CGT demande l'ouverture d'une enquête interne afin de recenser les morceaux de rails présents le long des voies et mettre en place des mesures pour les retirer tant que possible et renforcer la sécurité. "Nos procédures internes doivent être vérifiées pour que ça ne se reproduise pas ou en tout cas, qu'on limite au maximum la présence des coupons, parce qu'on appelle ça comme ça, c'est des morceaux de rails. Ils ne doivent rester qu'un minimum de temps pour anticiper des travaux. Et du coup, ça interroge sur les moyens humains et matériels qu'on met au service de l'infrastructure ferroviaire" nous indiquait il y a quelques jours Olivier Petit, syndicaliste à la CGT Cheminots.
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