Grève dans la fonction publique : 5 à 7 000 personnes ont manifesté à Caen
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/att_Fp68uQ94h0pTMnMCleVnD222jfkvmvqPuLEvr4OhAKY1790692457209.jpg)
Modifié : 29 septembre 2026 à 16h47 par Alizée Lanzarini
Comme partout en France, l'intersyndicale appelait à manifester ce mardi 29 septembre à Caen pour défendre les services publiques et réclamer plus de moyens.
Alors que le projet de loi de finances pour 2027 doit être dévoilé sous peu, les mobilisations se sont multipliées ce mardi 29 septembre à l'appel de l'intersyndicale pour défendre les agents et services publics, avec une manifestation à Caen au départ de la place Saint-Pierre. Dans le cortège, entre 5 et 7 000 personnes, parmi lesquelles des agents de l'hôpital public. Sophie, aide-soignante au CHU de Caen, dénonce des conditions de travail qui se dégradent : "Sur la prise en charge, sur le manque de personnel, on a moins de temps pour s'occuper des patients, et puis on a moins de moyens. Quand on va aux urgences, les patients passent des fois 24, voire 48 heures sur un brancard, c'est inhumain".
Le gel du point d'indice au cœur de la colère
C'est surtout le gel du point d'indice annoncé par le gouvernement pour réaliser des économies qui cristallise la colère des manifestants : "La première économie qu'on fait, c'est geler le point d'indice, on ne cherche pas plus loin. Il faut voir autre chose, il y a de l'argent à prendre ailleurs !" constate Michel, agent administratif au CHU. Les enseignants étaient aussi nombreux dans les rues. Thomas, élu dans le Calvados, est venu manifester en tant qu'enseignant dans un lycée : "Quand on compare notamment la situation des enseignants en Europe, on se rend compte qu'un enseignant français, il est sous-payé, et donc ça n'attire plus les jeunes vers ce type de profession, et on se retrouve avec un système éducatif qui est en souffrance et en difficulté".
Des classes surchargées faute de remplaçants
Lisa, professeure des écoles depuis seize ans, pointe aussi un manque de moyens dans l'Éducation nationale : "Quand j'ai débuté, lorsqu'on était absent, on avait toujours quelqu'un qui nous remplaçait. Maintenant, c'est pas le cas. Il y a plein de fois où on s'est retrouvé à devoir prendre les élèves des collègues absentes, parce que souffrantes, sans qu'il y ait des remplaçants. Donc là, ça crée des journées un peu garderie, parce que les effectifs des classes sont suraugmentés. Les fermetures de classes sont également en hausse". Dans l'académie de Normandie, près de 13% des enseignants étaient en grève ce mardi 29 septembre.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/sweetfm/images/logo_GYAPPbBOZO.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/visuel_site_web__15_1790155816725-format4by3.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/OVO_600x320_VISUAL_31790157903004-format4by3.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x300/filters:format(webp)/medias/l0xJtCR5nG/image/visuel_site_web__12_1789718197705-format4by3.png)