Isneauville : nouvelle grève chez SFR contre les conditions de rachat

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Modifié : 2 novembre 2026 à 14h21 par Clément Chapusot / crédit photo : Sweet FM

Après un premier mouvement de grève le mois dernier, une nouvelle mobilisation des salariés d'Altice France, maison mère de SFR, est prévue ce mardi 3 novembre sur le site d'Isneauville, près de Rouen, alors que le rachat du groupe fait craindre des suppressions d'emplois.

SFR doit être racheté d'ici deux ans par Orange, Bouygues et Free pour près de 21 milliards d'euros. À Isneauville, près de 120 salariés et 60 prestataires sont sur la sellette, selon l'intersyndicale. Une première grève a eu lieu fin septembre sur ce site, et une nouvelle mobilisation est prévue ce mardi 3 novembre. Malgré une garantie d'emploi promise jusqu'en 2029, Alain Frih, de la CFDT, attend des engagements plus ferme sur le volet social : "C'est le rachat de SFR, mais le projet, c'est de le découper. Donc chacun va récupérer les morceaux qui l'intéressent, et ce qui n'intéresse personne a vocation à disparaître et les salariés avec. Et nous, ce qui nous embête, c'est qu'on a obtenu confirmation que chaque salarié aurait une proposition de reclassement, mais si la personne refuse, elle est licenciée". Les syndicats craignent aussi une hausse des abonnements pour les consommateurs et une fermeture des boutiques.

Des doublons redoutés

Le site d'Isneauville fait partie de la branche entreprise de SFR qui doit être récupérée par Bouygues. Jérémy Olive, de la CFDT, redoute les conséquences de ce rapprochement : "On va se retrouver avec Bouygues et on va avoir des métiers en commun. Donc même si on nous garantit de nous garder jusqu'en 2029, rien n'interdit nos repreneurs de faire sauter tous ces doublons début 2029". Et les négociations sont dans l'impasse. "Ça va être une boucherie. Aujourd'hui, les conditions qui sont négociées, c'est pour que si un salarié est amené à quitter l'entreprise, on puisse l'accompagner. Et Bouygues ne veut pas du tout en entendre parler. Donc on lui demande à ce moment-là d'augmenter les garanties d'emploi qui aujourd'hui ne couvrent que l'année 2028. Et qu'est-ce qu'on nous dit ? On nous dit non. Même ça, vous voyez, c'est compliqué. Et pourtant, on parle d'un projet à 21 milliards". 

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