"Martyre de l'A10" : Le résumé de la première semaine de procès aux assises de Blois
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Modifié : 17h59 par Sweet FM / Crédit Photo : Bastien Bougeard
La première semaine de procès des parents d’Inass Touloub, « La petite martyre de l’A10 » s’est achevée ce vendredi 6 novembre. 5 jours de procès rythmés où tensions, incidents et rebondissements se sont succédés.
L’attente était forte ce lundi 2 novembre, à l’ouverture du procès des parents d’Inass Touloub, « La petite martyre de l’A10 ». La tension aussi. La cour d’assises de Loir-et-Cher est appelée à juger Halima El-Bakhti, la mère de l’enfant, pour acte de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et le père, Ahmed Touloub, pour complicité, jusqu'au 18 novembre. Des tensions ont marqué cette première semaine de procès.
Jour 1 : confrontations et constitution de parties civiles
La première demi-journée d'audience, ce lundi, a commencé fort. Des incidents à répétition ont eu lieu au tribunal. D'abord au cours de la séance : entre la présidente et Maître Franck Berton, l'avocat du père d'Inass Touloub, suite à une interruption de diffusion dans la salle de déport, ouverte pour une partie du public et des journalistes. Mais c'est à la pause méridienne que les tensions atteignent leur pic : Halima El-Bakhti et son avocat Camille Radot franchissent les grilles du palais de justice de Blois, et sont pris à partie par 5 membres de l’association Mouv’Enfants, aux cris de « Justice pour Inass ! ». Confrontation de plus d'un quart d'heure, qui a mené à l'intervention de la police et à l'ouverture d'une enquête. L'après-midi est marquée par le refus de la constitution de partie civile de la commune de Suèvres. Un coup dur pour ce village, où a été découvert puis inhumé le corps de la fillette de 4 ans.
Jour 2 : auditions de témoins et demande de huis clos
Agents d'autoroute à l'origine de la découverte du corps, gendarmes en charge de l'enquête, et premier magistrat chargé du dossier : tous sont interrogés ce mardi par la cour. Des photos du corps sont projetées en salle d'audience, les parents restent impassibles. En fin de journée, Maître Eléonore Terrien-Freneau, avocate des frères et sœurs d'Inass Touloub, fait une demande de huis clos. Ses clients redoutent l'audience et l'atmosphère qui l'entoure. La demande est acceptée, au grand dam de certains journalistes de la presse nationale venue en nombre au palais de justice de Blois. S'ensuivent de longs échanges avec Eléonore Terrien-Freneau, pour lui faire part de leur déception. « C’était une longue discussion », nous soufflera-t-elle sur le parvis du palais de justice, ne souhaitant pas répondre à nos questions sur cette demande de huis clos.
Jour 3 : le malaise de Halima El-Bakhti à la vue de photos
C'est au tour d'une experte médico-légale de restituer ses conclusions devant les magistrats, ce mercredi. Un entretien essentiel pour comprendre ce qui s'est passé, et se rendre compte des nombreuses blessures constatées sur le corps de la petite fille de 4 ans. Les médecins légistes ont fait état de nombreuses cicatrices, de brûlures, et de fractures. Ils concluent à une mort « multifactorielle ». Ce sont les accumulations de blessures qui ont conduit au décès de l'enfant. Au cours de l'entretien, des photos de l'autopsie sont montrées. La mère d'Inass Touloub s'est évanouie sous le choc. Malaise qui a entraîné une suspension d'audience jusqu'au lendemain.
Jour 4 : entretien à huis clos des frères et sœurs
La journée de ce jeudi 5 novembre est marquée par le témoignage des autres enfants des deux accusés. Les frères et sœurs d'Inass Touloub se sont exprimés à huis clos, devant les magistrats.
Jour 5 : nouvelles confrontations et interrogatoire des accusés
La séance commence par un rappel à l'ordre de la présidente. En cause : une altercation entre deux membres de la commune de Suèvres et les agents de sécurité du tribunal. Dispute verbale qualifiée de « très violente » par la présidente. La commune ne bénéficiera désormais plus de sièges réservés dans la salle d'audience. Pour les magistrats, plus rien ne justifie la présence de ses représentants, étant donné qu'elle n'a pas pu se constituer partie civile. Il faudra désormais faire la queue comme tout le monde pour assister au débat. L'après-midi est marquée par l'interrogatoire de la mère d'Inass Touloub. Elle a avoué des gifles, mais pas le reste. Globalement, ses réponses sur les faits sont laborieuses et souvent précédées de longs silences. « J'aurais préféré que ça soit moi et pas elle. La vie était finie pour moi », a-t-elle déclaré. « Je n'ai pas été une bonne mère pour ma fille. »
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