"Pour mon père" : ce Rouennais de 19 ans a créé une appli pour les personnes handicapées

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Modifié : 17h15 par Clément Chapusot / crédit photo : Sweet FM

Adam Fortin a conçu l'application gratuite "Faciléo" pour venir en aide, au quotidien, aux personnes en situation de handicap, aux séniors et aux aidants. C'est le parcours de son père qui a inspiré ce garçon de 19 ans, originaire de Rouen.

C'est une nouvelle application destinée à faciliter le quotidien des personnes en situation de handicap. Elle s'appelle "Faciléo" et a été créée par un Rouennais de 19 ans, Adam Fortin. "La raison principale, même la seule raison, c'est pour mon père, qui est en chaise roulante depuis cinq ans et qui est malade depuis 28 ans. Il a la sclérose en plaques, et le seul moyen que j'ai trouvé pour l'aider, c'était cette application. Elle a été créée suivant ses besoins. Ça veut dire que depuis petit, du coup, je connais la vie d'une personne vulnérable, je connais toutes les contraintes qu'on rencontre, les obstacles. Et donc, j'ai voulu mettre dans Faciléo tout ce dont une personne pourrait avoir besoin".

Une base de données d'1,1 million de lieux

"Faciléo" est une application d'information et d'aide publique qui résout plusieurs problèmes : association locale, aide financière ou encore carte collaborative. Cette carte recense plus de 1,1 million de lieux en France, ce qui en fait la plus grande base de données du pays. "On a des restaurants, on a des lieux publics, on a des hôtels, mais on a aussi des places de parking. On a 130 000 places de parking PMR en France". L'aventure "Faciléo" reste une histoire de famille jusqu'au bout puisque le grand frère d'Adam, Enzo, a rejoint le projet pour s'occuper de la communication marketing et des réseaux sociaux. L'application est gratuite et disponible sur iOS et Androïd.

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Redonner de la liberté

Pour Adam Fortin, l'application fonctionne comme un couteau suisse dans la poche, capable de rassurer et de redonner de la liberté aux personnes concernées : "Je prends l'exemple de mon histoire avec mon père. On est parti à Nice cet été et je m'en suis servi notamment pour les plages. Voilà, on a vu quelle plage est accessible, on a vu quel restaurant faire. Avant, ce qui se passait, c'est qu'on allait au restaurant le soir, on réservait, on appelait, on va là-bas et il n'y a pas de rampe d'accès ou c'est pas accessible. Donc c'était vraiment un flou, on est moins perdu, on sent vraiment qu'on est compris".

Ecouter le reportage de Clément Chapusot :