Mobilisation lycéenne : entre 5 et 7 000 manifestants à Rouen
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Modifié : 19h08 par Julien Dubois / crédit photo : Sweet FM
Des milliers de personnes sont descendues dans la rue, ce mardi 6 octobre, à l'occasion du troisième acte de la contestation lycéenne après deux journées d'actions et de blocage d'établissements dans une ambiance parfois tendue. Les élèves demandent plus de moyens humains et financiers, ou encore des classes moins chargées.
Slogans, revendications : la mobilisation des lycéens s'est poursuivie ce mardi 6 octobre. Ils réclament de meilleures conditions pour étudier. Des manifestations ont été organisées à Evreux, au Havre, à Dieppe, ou encore à Rouen, où la mobilisation a démarré dès le début de la matinée, avec un blocus du lycée Corneille, sous surveillance policière. "C'est plus un blocus en soutien aux lycées qui en ont besoin, et pour montrer que même les lycées qui sont un peu privilégiés, on est là aussi pour soutenir ceux qui ont moins de moyens" confie Anaëlle.
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Des creux dans les emplois du temps
Les lycéens ont ensuite convergé vers le lieu de départ de la manifestation, en début d'après-midi. Entre 5000 et 7000 personnes ont défilé dans le calme en direction du rectorat puis de l'hôtel de ville. "Les emplois du temps sont mal répartis, c'est-à-dire que j'ai une heure de pause pour manger tous les jours sauf le vendredi. Il y en a qui ont une heure, une heure et demie de route, voire deux heures. Du coup, ils rentrent chez eux, il est super tard et ils doivent encore faire leurs devoirs, se doucher. Et ils n'ont pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre que les cours, en fait" déplore Érine, élève au lycée Vallée du Cailly de Déville-lès-Rouen.
Elèves et enseignants côte à côte
Les lycéens ont été rejoints par des étudiants, syndicalistes ou encore des enseignants, venus en soutien. "En même temps, les revendications des élèves, c'est les mêmes que les nôtres. En réalité, c'est leurs conditions de travail qui sont aussi les nôtres, c'est le nombre d'élèves par salle, c'est la vétusté du matériel et des locaux. Donc ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'après avoir vu pendant des années que les adultes n'étaient pas entendus et qu'eux n'étaient pas entendus, les lycéens décident de se faire entendre peut-être plus fort que nous" estime Vincent, professeur d'histoire-géographie au lycée des Bruyères de Sotteville-lès-Rouen.
Les lycées fermés jusqu'à vendredi
"Ces manifestations, déclarées en préfecture, se sont déroulées dans de bonnes conditions, notamment grâce à un travail préparatoire et un encadrement sérieux de la part des organisations syndicales
présentes" souligne la préfecture de la Seine-Maritime via un communiqué. Quelque centaines d'élèves ont également manifesté dans la matinée à Évreux devant la préfecture de l'Eure. Le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé à l'Assemblée nationale une suspension des cours dans les lycées jusqu'en en fin de semaine pour "un temps de démocratie interne".
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