Prix de l’essence, salaires, lycées, démission : ce que réclament les manifestants rouennais pour arrêter le mouvement
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Modifié : 2h28 par Clément Chapusot / crédit photo : Sweet FM
Ce jeudi 5 novembre, la mobilisation s'est poursuivie à Rouen et dans de nombreuses villes de la région, avec grèves et manifestations. Dans un cortège encore très fourni, des manifestants mobilisés depuis des semaines ont été interrogés sur ce qui les ferait arrêter de descendre dans la rue.
Plusieurs manifestants mettent en avant des exigences financières et matérielles précises : "Les 10 milliards sur la table, parce qu'on a des locaux qui sont indécents dans les établissements, les bourses, etc" réclame l'un d'eux. Un autre cite le prix du carburant : "Franchement, le prix de l'essence. Si déjà on arrive à baisser ça, je pense que c'est une grande avancée". D'autres évoquent la question des places à l'université ou encore l'augmentation des salaires et des pensions.
Le "départ de Macron"
Pour une partie des manifestants, c'est avant tout un changement politique qui mettrait fin à la mobilisation : "La démission totale de Macron. On ne veut plus le voir, lui et les messieurs et les madames qu'il a mis, qu'ils dégagent tous. Là, j'arrêterai, je pense. On ferait une petite fête et après on arrête". Un autre manifestant va dans le même sens : "Macron doit céder ou partir, en fait. Il a tellement laissé pourrir la situation, qu'il n'y a pas d'alternative, en fait".
Une issue incertaine
Interrogés sur la durée possible de la contestation, les manifestants restent partagés. L'un d'eux fixe des seuils précis : "Tant que les lycéens n'ont pas leurs 10 milliards, tant que l'essence n'a pas baissé... Là, on arrêtera". D'autres se montrent plus pessimistes sur l'issue du mouvement : "Je pense qu'on sera écrasé par le système. Moi, je suis pas très optimiste. Le système est trop puissant. J'ai du mal à voir un aboutissement positif à tout ça. Après, j'espère me tromper".
La grève générale
Une manifestante retraitée estime que la pression doit se poursuivre : "Je suppose que la solution, c'est des grèves. On voit que les petites miettes que le gouvernement a données, ça veut dire que c'est possible, qu'ils ont la possibilité de nous donner des choses, donc il faut continuer". Un autre conclut : "C'est la grève générale qui les fera céder, en fait. Et ça va s'amplifier de plus en plus, à mon avis".
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