Ranville : mobilisation contre le projet de fermeture de la cimenterie
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Modifié : 23 septembre 2026 à 11h24 par Joris Marin
Près de Caen, les salariés de la cimenterie de Ranville ont mené une action coup de poing ce mardi 22 septembre, devant leur usine menacée de fermeture par le groupe allemand Heidelberg Materials. Environ 90 emplois directs sont en jeu.
Les salariés de la cimenterie de Ranville ont organisé une action coup de poing devant leur usine ce mardi 22 septembre. Ils protestent contre le projet de fermeture du site porté par Heidelberg Materials, propriétaire allemand de l'usine, qui justifie sa décision par une baisse du marché du ciment en France et par des investissements coûteux de mise aux normes environnementales. Environ 90 emplois directs sont concernés. Pour Ludovic, délégué CGT et salarié depuis 26 ans sur le site implanté aux portes de Caen, cette annonce de fermeture ne se justifie pas : "On a un outil qui est en fonctionnel, qui a encore pas mal d'exploitation. On a des clients, donc pourquoi fermer ce site qui reste rentable ? On ne va pas se mentir, il y a des travaux à faire, mais Heidelberg l'a laissé pourrir pendant dix ans".
La rentabilité du site en question
Le député calvadosien Christophe Blanchet a interrogé ce mardi 22 septembre la direction de l'usine sur la rentabilité réelle du site : "On m'a répondu que le coût de revient est supérieur par rapport aux autres. Ce à quoi j'ai répondu : moi, je suis un ancien chef d'entreprise, le coût de revient ne veut pas dire que je ne suis pas rentable, parce qu'un coût de revient, si à côté on applique une marge, on est toujours rentable. Donc moi, je veux savoir si le site de Ranville est rentable ou pas rentable. Ça, c'était la première chose et je n'ai pas cette réponse et je vais continuer ce chemin pour obtenir réponse".
La réponse du directeur de l'usine
Jacques Andres, directeur de la cimenterie de Ranville, a répondu sur ce point : "On est un centre de coût, donc on connaît le prix de revient, qui n'est pas le meilleur puisqu'on est un petit site, donc forcément les frais fixes jouent beaucoup sur le prix de revient et plus les usines sont grosses, plus ce prix a tendance à baisser. Donc ça on le connaît, mais ce n'est pas un chiffre que je vais pouvoir divulguer parce que c'est un peu un secret par rapport à nos concurrents". Les députés calvadosiens Christophe Blanchet et Arthur Delaporte multiplient les démarches pour organiser une réunion réunissant autour de la table les élus locaux, l'État, les syndicats et les représentants de la direction de l'usine et d'Heidelberg Materials, afin de discuter de l'avenir du site de Ranville et des salariés.
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