Rouen : les commerçants s'organisent avant un nouvel appel à manifester
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Modifié : 23 octobre 2026 à 11h22 par Clément Chapusot / crédit photo : Sweet FM
À Rouen, après les violences et les pillages commis une semaine plus tôt sur plusieurs magasins, de nouveaux appels à manifester circulent pour ce samedi 24 octobre. Commerçants et préfecture renforcent la sécurité dans le centre-ville.
Après les nouveaux appels à manifester qui circulent à Rouen, un important dispositif policier est prévu ce samedi 24 octobre, une semaine après une mobilisation marquée par des violences et des pillages sur des magasins. Fabrice Antoncic, président de l'association "Les Vitrines de Rouen", annonce que les commerçants eux-mêmes se préparent à renforcer la sécurité de leurs établissements.
Des agents de sécurité privés en renfort
L'association envisage de faire appel à des sociétés privées pour protéger les commerces du centre-ville : "On regarde pour avoir des sociétés, des agents de sécurité qui pourraient venir dans un périmètre défini, payés par l'association, venir défendre les intérêts, nos intérêts collectifs, à être positionnés devant plusieurs commerces. Des agents pour venir aussi rassurer nos équipes, nos clients et tous les gens qui vont venir se balader".
Une interdiction saluée par les commerçants
La préfecture de Seine-Maritime a interdit les manifestations dans le centre-ville de Rouen, autour de la préfecture et sur Saint-Sever. Une mesure attendue par Fabrice Antoncic, qui rappelle le rôle économique du commerce pour les jeunes : "Les casseurs et les pilleurs, ils ne se rendent pas compte aujourd'hui qu'on est le premier emploi des jeunes, puisqu'à chaque fois on est les premiers job d'été dans le commerce et dans la vente. Donc ils viennent quelque part nous fragiliser et donc se fragiliser. Donc, qu'ils y pensent aussi et que plutôt ils nous aident, on va dire, à changer ça !".
Des commerçants marqués psychologiquement
Dans le quartier Saint-Marc, Delphine tient un commerce qui n'a pas été directement touché par les violences du 17 octobre, mais des conséquences se font tout de même sentir : "Psychologiquement, c'est très difficile. Dès l'instant où vous entendez crier, courir, où vous voyez la police, tout ça revient, se réveille chez nous et on est en alerte constante. Et là, depuis ce qu'il s'est passé samedi, dès qu'il y a quelqu'un qui crie dehors, on se lève, on va voir, on est complètement sur les nerfs, même si on n'a pas été touché physiquement".
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