Manifs lycéennes : on a de nouveau manifesté à Bourges, Blois et Orléans
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Modifié : 19h04 par Emeline Bonavent / Crédit Photo : Nicolas Terrien
À Bourges, Blois et Orléans, les lycéens ont de nouveau défilé, rejoints pour la première fois par les syndicats, pour réclamer de meilleures conditions d'études et la rénovation de bâtiments dégradés.
Les lycéens ont défilé dans le centre-ville de Bourges, mais aussi à Blois ainsi qu'à Orléans ce mardi 6 octobre, pour exiger de meilleures conditions d'études. Les élèves ont été rejoints, dans le cadre de cette journée de mobilisation nationale, par les syndicats. Soutien salué par deux élèves du lycée Jacques-Coeur, à Bourges : "La présence d'adultes dans notre cortège est une opportunité d'être pris au sérieux et, on l'espère, mieux écoutées !".
Des bâtiments vétustes à Bourges et à Blois
Pour Léa, Kira et Iris, la priorité reste la rénovation des bâtiments, en particulier des internats : "On a des trous dans les murs énormes, l'air passe. On a fait remonter ça depuis l'an dernier, le ménage n'est pas fait. On dort dans des conditions atroces" affirment-elles. Elles dénoncent aussi l'état général du lycée Jacques-Coeur : "L'année dernière, il y a un plafond qui est tombé, le bâtiment tombe limite en ruine". A Blois, les conditions semblent tout aussi préoccupantes, notamment au lycée Camille-Claudel : "On a des salles qui sont moisies. Quand il pleut, il y a des seaux partout dans les couloirs parce qu'il y a de l'eau qui coule du plafond. On ne peut plus continuer de subir" se lamente Sacha. Environ 1 100 élèves blésois se sont mobilisés ce mardi.
Mobilisation soutenue par les syndicats
Plusieurs syndicats ont répondu à l'appel initié par les lycéens. A Bourges, on retrouvait notamment la FSU. Avec des préoccupations qui font écho : "On le dit à chaque fois en instance, on accueille nos élèves dans des conditions qui sont souvent indignes" affirme Mathieu Pichard, co-secrétaire du syndicat dans le Cher et professeur dans un lycée du département. "Depuis septembre, il fait très chaud dans toutes les salles, on leur demande de travailler, de faire plein de choses, il y a la pression de Parcoursup, la pression du bac, et on s'étonne qu'ils soient fatigués. Non, c'est normal".
Déterminés à faire entendre leur voix
Les jeunes manifestants sont motivés à se faire entendre du gouvernement, et à obtenir des avancées. C'est l'état d'esprit qui ressort des témoignages de certains, interrogés dans les rues de Blois. Ashley, scolarisée en première au lycée Camille-Claudel espère le soutien des aînés : "On continue à se battre pour nos droits. Les adultes aussi doivent se mettre avec nous, parce qu'eux aussi ont été dans ce système. Bien qu'ils l'aient accepté, nous on ne peut plus. On est une génération qu'on traite de fainéants, mais bon, on est juste plus ouverts et plus éclairés sur certains sujets que les adultes à l'époque, donc soutenez-nous !".
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