Vierzon : plus de 50 licenciements envisagés chez Durkopp, plus d’une centaine de personnes mobilisées
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Modifié : 10h53 par Emeline Bonavent
Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées devant l’usine Durkopp de Vierzon, où plus de 50 licenciements sont annoncés sur les 114 postes du site. L’activité automobile doit être transférée vers Rouen, tandis que le site de Vierzon se concentrera sur l'aéronautique et l'armement.
Devant l’usine Durkopp de Vierzon, ils étaient plus d’une centaine à se rassembler pour dénoncer un projet qui prévoit plus de 50 licenciements sur les 114 postes du site. L’activité doit être déplacée vers Rouen, une perspective qui laisse de nombreux salariés dans l’incompréhension et la colère.
Un contexte économique difficile
Pour Christine Soulier la déléguée syndicale CFE-CGC de Durkopp, ce projet s’inscrit dans un contexte économique tendu. Elle évoque les difficultés économique du secteur automobile. Raison pour laquelle la direction veut regrouper l'activité sur le site de Maromme, à côté de Rouen. "La partie industrie s'arrête parce qu'il y a eu des pertes de marché", assure-t-elle. La direction veut créé un pôle dédié à l'aéronautique et à l'armement à Vierzon.
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Les salariés désabusés face à un nouveau plan social
Sur le terrain, le moral est au plus bas. Pascal Paquet, salarié depuis 39 ans, décrit un site qui se vide peu à peu : "Là on nous enlève encore pas mal de machines, on va encore laisser des gens sur le carreau". Depuis son arrivée dans l'entreprise, il a connu 3 plans de licenciement. "Les gens n'y croient plus", affirme-t-il. D'autant plus que la direction propose à une partie des salariés de rejoindre les équipes de Rouen. Une proposition incomprise par Pascal Paquet. "Si c'était pour aller travailler à Rouen, autant laisser ça ici", lance-t-il, "on ne comprend pas vraiment la stratégie d'Aequita ou de Durkopp".
Un combat sur les conditions de départ
Les discussions portent désormais sur les conditions de sortie des salariés licenciés. Nicolas Sansu, le député communiste du Cher, dans la circonscription de Vierzon, remet en cause la fiabilité de la direction : "On ne peut pas croire sur parole des gens qui ont commencé à mentir plusieurs fois". L’élu dénonce les montants prévus pour certains départs, qu’il juge très insuffisants au regard de la carrière des employés. "Quand on fait 40 ans d'entreprise et qu'on a une prime de 6 000 euros, c'est absolument scandaleux", affirme-t-il. Une réunion pour évoquer ce plan de licenciement s'est déroulé mardi entre les syndicats et les dirigeants de Durkopp.
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