À pied, à vélo ou en voiture : se déplacer à Blois malgré la neige

Quel que soit le mode de déplacement sur la neige, la prudence reste de mise...

Modifié : 6 janvier 2026 à 18h10 par Nicolas Terrien

Sous le manteau blanc tombé dans la nuit, Blois s’est réveillée au ralenti ce mardi 6 janvier. Peu de voitures, pas de transports urbains et quelques piétons ou cyclistes téméraires : l’épisode neigeux oblige chacun à repenser ses déplacements, entre adaptation, débrouille et prudence.

Pas de transports urbains, pas de camions, ni de cars de touristes dans la matinée de ce mardi 6 janvier à Blois... Et bien moins de voitures qu’à l’accoutumée ! L’épisode neigeux incite de nombreuses personnes à strictement limiter leurs déplacements, en optant pour le télétravail pour ceux qui le peuvent, ou en prenant un jour de congé. Les autres tentent de braver la neige, soit par choix, soit par obligation. "Il suffit simplement de rouler doucement et d’être prudent bien équipé" assure Gilda. Avec sa sœur Michèle, elle a couvert les trente-cinq kilomètres qui séparent Chémery de la capitale loir-et-chérienne en un peu moins d’une heure. "Globalement, les routes sont bien déneigées et nous n’avons pas rencontré de souci particulier", pas même une glissade ! "Ma voiture est déjà équipée de pneus-neige".

Ecoutez le reportage de Nicolas Terrien :

À vélo malgré la neige

En revanche, rien de tel sur le vélo de Daniel... "Quarante ans que je fais du vélo et je ne crains pas la neige !" s’enorgueillit le septuagénaire qui a pédalé de Saint-Sulpice-de-Pommeray jusqu’à Blois, a priori sans une seule frayeur au compteur. "La neige, ça va. Ce sont surtout les coussins berlinois qui peuvent nous faire glisser". D’ailleurs, à deux-roues, à chacun sa technique sur la neige : "On a plutôt tendance à rouler au milieu de la chaussée, là où c’est déneigé avec le passage des voitures" confie Jean-Luc. Il faut dire que les marquages cyclables ont complètement disparu sous le manteau neigeux. "Impossible de rouler sur le bas-côté, puisque la neige s’y retrouve entassée" poursuit cet enseignant blésois qui fait, malgré tout, partie des rares personnes qui osent encore tenter le vélo.

A vélo ou en voiture, la neige impose d'adapter sa conduite...

Marcher prudemment... ou tenter sa chance !

Ainsi, beaucoup de personnes préfèrent opter pour la marche. Et là, on rencontre deux écoles. Les prudents, comme Michel : "Il suffit de marcher doucement, et ça nous permet d’apprécier comme la ville est belle en blanc"... Et les casse-cou, comme Jean, marquant un temps d’hésitation en haut des escaliers Denis-Papin : "J’ai peur, mais je vais tenter quand-même". Ainsi, il décide de se lancer dans la descente des 122 marches aussi blanches que brillantes, et malgré un panneau déconseillant fortement l’initiative... "Dans la vie, il faut savoir affronter l’adversité", explique-t-il. Et voici qu’un peu plus loin, Nicole se rattrape tout juste d’une glissade qui aurait bien pu la faire choir : "J’ai glissé, Monsieur" s’excuse-t-elle en laissant fuser un éclat de rire au milieu d’une rue encore toute blanche !