Affaire Leprince : audience décisive pour un nouveau procès
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Modifié : 6 mai 2026 à 19h05 par Jonathan Lateur / crédit photo : Sweet FM
La deuxième sera-t-elle la bonne ? Dany Leprince, qui vit désormais libre mais sans jamais avoir été blanchi dans l'affaire des quatre meurtres commis en 1994 à Thorigné-sur-Dué, plaidera une nouvelle fois son innocence à Paris ce jeudi 7 mai.
C'est à Paris ce jeudi 7 mai que les magistrats vont décider des suites à donner à la deuxième demande de révision présentée par celui qu'on a appelé "le boucher de la Sarthe" : Dany Leprince, jugé et condamné à la prison à perpétuité sans preuve concrète en 1997 suite aux meurtres de son frère, de sa belle-sœur et de leur deux filles trois ans plus tôt à Thorigné-sur-Dué, aura passé près de deux décennies en prison... et toujours clamé son innocence.
De "nouveaux éléments" mis en avant
Pour la deuxième fois, Dany Leprince, aujourd'hui quasiment septuagénaire, va donc demander à la justice de revoir sa copie, et plus concrètement d'annuler la décision prise il y a près de trente ans par la cour d'assises de la Sarthe et d'organiser un nouveau procès : pour avoir une chance de parvenir à ses fins, l'intéressé et ses conseils doivent nécessairement apporter de "nouveaux éléments" dont les jurés n'avaient pas connaissance à l'époque des faits.
Célia Leprince n'a pas pu voir
Les déclarations de Célia et Martine Leprince, respectivement fille et femme de Dany, seront notamment mises en cause : la première dit avoir vu son père s’en prendre à son oncle près d'une boîte aux lettres, mais une récente reconstitution a prouvé l'impossibilité pour l'enfant, là où il était placé, d'avoir assisté à la scène. Célia Leprince pourrait par ailleurs être propriétaire, témoignages à l'appui, de la paire de chaussures "Doc Martens" dont une empreinte a été retrouvée.
Les incohérences de Martine Compain
Concernant Martine Compain, ex "Leprince", l'accent est mis sur son manque de fiabilité, eu égard à ses différentes prises de parole et aux incohérences manifestes qui s'en dégagent. Le récit de la soirée vécue par l'ancienne compagne du condamné a évolué à au moins cinq reprises depuis son premier interrogatoire avec, comme déclaration marquante, ce fameux et terrifiant "J'ai peut-être tué quelqu'un" lâché au cours d'un entretien avec une psychiatre.
Solène et Dany, même combat
Enfin, et c'est sans doute la "carte maîtresse" de la défense, alors que l'accusation a utilisé son témoignage lors du procès d'assises, Solène Leprince, seule survivante du massacre, âgée de 2 ans à l'époque, n'a semble-t-il en réalité rien vu ni entendu le 4 septembre 1994. Et elle milite désormais pour un nouveau procès. La rapporteuse, les avocats de Dany Leprince, de Solène et son deuxième frère Alain, prendront la parole dans l'ancien palais de justice de Paris, puis l’avocat général conclura en transmettant ses requisitions aux dix-huit magistrats.
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