Après le feu, l’eau : la pépinière Simier replonge dans la tourmente
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Modifié : 20h45 par Nicolas Terrien
Toujours en bataille avec les assurances après l’incendie qui a ravagé ses installations en 2022, la pépinière Simier traverse une nouvelle épreuve. À Faverolles-sur-Cher, une partie des serres était encore sous les eaux ce mardi 24 février, malgré la décrue amorcée du Cher le week-end précédent. Pour cette entreprise familiale, le répit n’aura été que de courte durée.
Quand le sort s’acharne... Quatre ans après un incendie causé par un court-circuit électrique sur un quad qui avait détruit une bonne partie du système de production, l’entreprise d’horticulture et de pépinière Simier peine à obtenir ses indemnisations : "Notre structure reste plus fragile que jamais" explique son gérant, Hervé Simier, malgré les accords trouvés avec les banques. Et voici qu’à présent, c’est l’eau qui vient encore la frapper : "Regardez ces tunnels : ils sont encore inaccessibles et sous 1 mètre 20 à 1 mètre 40 d’eau" pointe l’exploitant, rencontré ce mardi 24 février. Et impossible donc d’aller inspecter l’état des plantes dans les serres : "La moitié de nos installations reste sous l’eau", et ce n’est pas le seul problème.
La fête des grands-mères compromise
En effet, la décrue s’accompagne d’un beau soleil et de températures douces, propices au développement du botrytis. Hervé Simier saisit un pot au hasard de ses rayonnages : "Regardez : ça, c’est le champignon qui se développe déjà", ce qui met en péril sanitaire la production sauvée des eaux. Sans préjuger de celle toujours immergée ou peu s’en faut... "C’est encore trop tôt pour pouvoir chiffrer exactement les pertes, il va falloir attendre la décrue complète". Mais des conséquences, elles, sont déjà identifiées à très court terme : "On comptait sur la fête des grands-mères dimanche prochain, ça va être compliqué...". Pour cause, une bonne partie des serres est toujours prisonnière des eaux, et les opérations de nettoyage prendront nécessairement du temps.
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Un nouveau front dans la bataille assurantielle
Alors qu’habituellement, en cette période, la pépinière engrange entre 12 et 15 000 euros de chiffre d’affaires par semaine, ces inondations pourrait faire perdre 50 000 euros à l’entreprise Simier, selon l’estimation de son gérant : "Je ne vous cache pas que le moral est très bas" confesse d’ailleurs Hervé Simier, très fortement marqué par ces années de lutte avec des assurances encore loin de trouver un dénouement. Empêtré dans des querelles d’experts, "on attend 400 000 euros d’indemnisation depuis quatre ans, mais ça va prendre encore des années" se désole-t-il, alors qu’il s’apprête de nouveau à solliciter son assurance suite à cette crue. Derrière les serres encore sous l’eau, c’est bien l’avenir d’une entreprise familiale qui se joue désormais.
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