Canicule : la Seine affiche des températures record

Record température Seine

Modifié : 21h45 par Julien Dubois / crédit photo : Sweet FM

L'eau de la Seine est en surchauffe : sa température a grimpé jusqu'à 27,7 degrés, ce vendredi 26 juin, à Rouen. C'est un record depuis 2008 et le début des relevées réalisés par le GIP Seine-Aval.

La Seine connaît elle aussi un coup de chaud cette semaine, en lien avec l'épisode caniculaire qui a conduit au placement de la Seine-Maritime en vigilance rouge. Ce vendredi 26 juin, peu avant 19h, la température du fleuve est montée jusqu'à 27,7 degrés à Rouen. La veille, elle avait déjà atteint 27,6 degrés pendant plus de deux heures, alors que la température ambiante affichait 42 degrés à l'ombre. Une donnée "jamais mesurée avec le réseau de suivi actuel" souligne Cédric Fisson, chargé de mission au GIP Seine-Aval.

Une température moyenne de 27 degrés

Le groupement dispose d'un réseau de sondes déployé tout au long de la Seine, du barrage de Poses jusqu'à son estuaire. Certaines sont positionnés en surface, d'autres au fond de l'eau, et transmettent leurs mesures toutes les cinq minutes. "Cette température là a été mesurée à Rouen, au niveau du ponton d’honneur d'Haropa, rive droite, entre le pont Guillaume le Conquérant et le pont Flaubert". Sur la journée du jeudi 25 juin, la température moyenne a atteint 27 degrés.

Des valeurs antérieures conformes

Des températures assez similaires avaient déjà été recensées par le passé, en 1976 et en 2003, dans les secteurs d'Oissel et de Poses. "Les données antérieures, dont les premières remontent aux années 1950-1960, n'ont pas été acquises au même endroit et de la même manière", d'où la difficulté de parler de record absolu, ajoute le scientifique. Le record est toutefois battu si l'on ne retient que les mesures du GIP, réalisées depuis 2008 à Rouen.

Une pression thermique et un manque d'oxygène

Ce qui ne change pas en revanche, c'est l’impact qu'ont de telles valeurs sur les organismes vivant dans ces eaux fluviales. "Ça exerce une très forte pression thermique. Les poissons migrateurs comme le saumon et la truite de mer sont plus sensibles. Certains individus remontent la Seine pour aller se reproduire et là on est dans des températures vraiment compliquées". Autre effet observé par le chargé de mission : la diminution de l'oxygène pour la faune et la flore aquatique, plus la température monte. "On est encore à des niveaux acceptables mais qui peuvent devenir limites si ça dure" ajoute-t-il.