Dans l’Indre, une PME relance la mythique Mobylette
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Modifié : 17h18 par Nicolas Terrien
C’est un nom qui parle à plusieurs générations : la mythique Mobylette va bientôt reprendre la route... depuis Châteauroux ! L’entreprise familiale Thoonsen Trading vient de relancer la marque et prépare désormais sa production dans l’ancienne usine Harrys.
Pour Jacky Thoonsen, l’aventure a commencé presque par hasard. À force de présenter un vélo utilitaire conçu pour la livraison urbaine, la remarque revenait sans cesse : "On dirait une mobylette". Le dirigeant décide alors de se renseigner sur le sort de la célèbre marque française. Surprise : elle n’est plus exploitée depuis plusieurs années. L’entreprise berrichonne entame alors une procédure et obtient officiellement les droits. Mais reprendre un tel symbole n’est pas anodin : "Au début, c’était presque pour le fun. Mais quand on récupère une marque comme Mobylette, on se rend compte du poids de l’héritage" reconnaît le chef d’entreprise.
Une Mobylette version électrique
La nouvelle génération de Mobylette n’a pourtant plus grand-chose à voir avec les modèles d’autrefois. Aujourd’hui, l’entreprise développe deux gammes de véhicules électriques, chacune déclinée en version cross et urbain, sur la base d’un vélo à assistance électrique limité à 25 km/h, déjà homologué et d’.un cyclomoteur électrique pouvant atteindre 45 km/h, actuellement en cours d’homologation. Des modèles pensés avant tout pour la livraison en ville et les déplacements du quotidien : "On voulait un véhicule simple, solide et facile à réparer" explique Fanny Thoonsen, directrice commerciale. "L’idée, c’est d’utiliser des composants standards pour que les utilisateurs puissent l’entretenir facilement". Pneus larges, freins renforcés et batterie amovible : la machine est conçue pour enchaîner les tournées. L’autonomie varie entre 40 et 60 kilomètres, pour un prix allant de 3 500 et 4 500 euros.
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Une production au cœur du Berry
Pour fabriquer ces nouvelles mobylettes, Thoonsen Trading voit plus grand. L’entreprise vient de racheter la friche industrielle de l’ancienne usine Harrys à Châteauroux. Sur les 22 000 mètres carrés du site, près de 10 000 seront consacrés à la production. L’investissement total pourrait atteindre 4 millions d’euros. L’ambition est aussi locale : les cadres sont fabriqués à Issoudun et à Selles-sur-Cher, les selles à Buzançais, tandis que les éléments plastiques sont conçus sur le site d’assemblage de Châteauroux. "Aujourd’hui, près de 60% de la valeur du véhicule est produite dans la région" souligne Fanny Thoonsen. Pour l’instant, la priorité est donnée aux professionnels de la livraison. Mais si le projet fonctionne, la célèbre mob pourrait bien revenir dans le quotidien des Français. Et cette fois, elle repartirait... depuis le Berry.
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