Dermatose bovine : "Tout animal acheté doit passer par une quarantaine"

Vache

Modifié : 18 décembre 2025 à 17h41 par Emilien Borderie

Face à l'épidémie naissante de dermatose bovine, la FDSEA de la Mayenne appelle les éleveurs à faire preuve d'une précaution maximale, notamment en isolant les bêtes nouvellement achetées. L'objectif étant, pour le syndicat, d'éviter l'abattage de troupeaux entiers.

Il y a ceux qui bloquent les échangeurs autoroutiers et... les autres, sans doute plus nombreux mais qu'on entend moins. D'un côté donc, les agriculteurs syndiqués à la Coordination Rurale ou à la Confédération Paysanne, et de l'autre les adhérents de la FDSEA, souvent majoritaires au sein des instances représentatives dans les départements de l'ouest, qui tentent de faire valoir leur point de vue concernant l'épidémie naissante, en France, de dermatose bovine : "Nous demandons à l’administration de surveiller tous les élevages mayennais ou d'ailleurs en Pays-de-la-Loire, qui ont reçu des animaux provenant d’une zone réglementée 40 jours précédant l’apparition d’un cas, ces élevages doivent être mis sous arrêté préfectoral de mise sous surveillance le temps de
vérifier que tout va bien. C’est une mesure de bon sens : agir tout de suite permet d’éviter les conséquences beaucoup plus lourdes ensuite" écrit ainsi l'antenne mayennaise.

"La maladie circule avant que les premiers signes soient visibles"

Sans se prononcer très clairement sur l'opportunité d'abattre le troupeau entier en cas d'apparition d'un cas de la maladie -c'est actuellement la règle, et elle suscite l'ire de la Coordination Rurale notamment-, la FDSEA de la Mayenne appelle à anticiper : "Sur le terrain, on le sait, la maladie circule avant que les premiers signes soient visibles. Si l’on se limite aux mouvements postérieurs à l’apparition du foyer, on prend le risque de passer à côté d’une partie de la diffusion, on arrive trop tard. Mettre les élevages receveurs sous arrêté préfectoral de mise sous surveillance, c’est se donner les moyens de figer temporairement les mouvements, de renforcer les contrôles et de couper les chaînes de contamination avant qu’elles ne s’installent durablement. Il est primordial que chaque agriculteur prenne l’initiative de contacter son vétérinaire s'il a le moindre doute pour garantir la veille sanitaire".

"Tout animal acheté doit passer par une quarantaine"

La vigilance doit concerner "toute la filière et pas seulement les éleveurs" affirme la FDSEA mayennaise dans un communiqué adressé aux rédactions ce jeudi 18 décembre : "Chacun doit être attentif à la provenance des animaux qui arrivent dans notre région. Sur les exploitations, cela passe par une mesure très concrète de biosécurité : tout animal acheté doit passer par une quarantaine, séparé du reste du troupeau, dans un autre bâtiment, dans un pré isolé... C’est indispensable. En cas de problème, seul le lot isolé, le lot foyer, sera concerné par l’abattage, et pas tout le troupeau. C’est une règle simple, qui protège à la fois la santé des animaux et le revenu de l’éleveur. Cela passe aussi par l’application stricte des règlementations en vigueur sur le transport d’animaux vivants".