Free party aux portes du Mans : deux interpellations et trois évacuations à l'hôpital

Béner

Modifié : 25 janvier 2026 à 20h39 par Emilien Borderie

La free party organisée sans autorisation aux portes du Mans entre ces vendredi 23 et dimanche 25 janvier a pris fin. Plus de mille personnes y ont participé et des centaines de contraventions ont été dressées.

"Le Mans s’impose définitivement comme la capitale du son en France" : c'est Stéphane Le Foll qui l'affirme, ce dimanche 25 janvier... Mais le maire de la capitale sarthoise, qui salue ainsi le succès de la quatrième édition du festival "Le Mans Sonore", ne fait évidemment pas allusion à l'événement musical qui a le plus fait parler dans les chaumières au cours des heures écoulées, à savoir la free party organisée au portes de sa ville et qui aura rassemblé, au plus fort de sa fréquentation, plus d'un millier de participants sur un terrain vague et dans des entrepôts désaffectés situés sur la commune d'Yvré-l'Evêque. Investis dans la nuit de vendredi à samedi, les lieux avaient été libérés à la mi-journée.

Pas d'autorisation, un demi-millier d'infractions

Beaucoup de monde donc, mais pas la moindre autorisation administrative, ce qui a valu aux initiateurs des réjouissances "la saisie de l'ensemble du matériel de sonorisation" et, en élargissant à tous les acteurs de l'événement, un total de "526 infractions relevées" indique la préfecture de la Sarthe qui souligne avoir dû mobiliser, pour encadrer les choses, soixante policiers, 168 gendarmes du groupement départemental renforcés par des collègues d'Eure-et-Loir, une vingtaine de sapeurs-pompiers, 45 secouristes de la Croix-Rouge, de la Croix-Blanche, de la Protection Civile et du Centre français de secourisme avec l'appui de deux personnels du Samu et de la commune d'Yvré-l'Evêque.

Vingt-trois "prises en charge" et deux interpellations

Plus en détail, environ 60 mètres cubes d'enceintes, de platines DJ et autres matériels de type "sound system" ont été confisqués, 459 procès verbaux ont été établis par les forces de sécurité pour participation à une manifestation interdite -amende à 135 euros-, six infractions pour alcoolémie, sept pour stupéfiants et 52 pour non respect du code de la route ont été enregistrées. Deux interpellations ont été effectuées : "Une pour des violences commises contre un fonctionnaire de police et une autre pour détention de produits stupéfiants" précisent les services de l'Etat. Sur le plan sanitaire, 23 personnes en "urgence relative" ont été prises en charge, dont trois qui ont été évacuées à l'hôpital.