La Flèche et Vierzon : deux "trophées" pour le Rassemblement National
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Modifié : 2h15 par Emilien Borderie, Emeline Bonavent et Clément Rohée
Arrivés en tête dès le premier tour, ils ont confirmé à l'issue du second : Romain Le Moigne à La Flèche et Yannick Le Roux à Vierzon, candidats soutenus par le Rassemblement National, ont été élus maires ce dimanche 22 mars.
"Ce n'est pas du tout une élection par hasard, c'est un vote d'adhésion avec une forte participation !" affirme Marie-Caroline Le Pen, présidente de la fédération du Rassemblement National en Sarthe, en réaction à l'arrivée de l'un de ses "protégés", Romain Lemoigne en l'occurrence, dans le fauteuil de maire de La Flèche, sous-préfecture, deuxième plus grande ville du département avec près de 15 000 habitants... Même si ce dernier réagit, lui, de manière très consensuelle : "J'ai bien conscience que l'élection s'est jouée à peu de voix, et je tiens à dire que je serai le maire de tous les Fléchois, y compris ceux qui n'ont pas voté pour nous et qui attendent peut-être des choses un peu différentes de ce qu'on propose".
133 voix ont manqué à la gauche
Symboliquement, c'est une authentique "cassure" : La Flèche était gérée par la gauche depuis la fin de la seconde guerre mondiale, si l'on excepte un court intermède centriste avec le MRP. En 2020, le socialiste Guy-Michel Chauveau, arrivé à l'hôtel de ville trente ans plus tôt, avait cédé son fauteuil à sa camarade Nadine Grelet-Certenais qui a donc perdu ce dimanche 22 mars au second tour des élections municipales, créditée malgré tout de 3 349 voix, soit 133 de moins seulement qu'en faveur de la liste "Rassemblement Pour La Flèche" portée par Romain Lemoigne, candidat étiquetté RN soutenu lors de visites successives en terres fléchoises des deux "têtes d'affiche" du parti, Jordan Bardella et Marine Le Pen.
Le RN en "conquête de l'ouest"
La Flèche, première ville des Pays-de-la-Loire à "tomber" aux mains du RN : "C'est une porte ouverte sur ce qu'on appelle entre nous une conquête de l'ouest !" s'enorgueillit Marie-Caroline Le Pen qui promet "d'autres victoires lors des élections à venir", allusion aux sénatoriales puis législatives. "Bien entendu, c'est une belle réussite pour le parti" reconnaît aussi Romain Lemoigne, "mais ce qui m'intéresse c'est vraiment La Flèche et je suis très heureux que des centaines de Fléchois soient venus nous féliciter, nous témoigner leur sympathie, c'est la preuve que notre projet répond aux attentes d'une grande majorité de Fléchois qui voulaient une alternance, et elle est enfin arrivée après des décennies de socialisme".
La Flèche et Vierzon, des similitudes
Autre sous-préfecture, autre bastien de gauche qui vire très à droite, Vierzon : la deuxième plus grande ville du Cher, dirigée par des maires socialistes ou communistes depuis la libération, a été "conquise" par Yannick Le Roux, candidat d'une liste baptisée "Un Nouveau Souffle pour Vierzon, sécurité et mieux vivre !" soutenue par le RN, mais aussi le parti "Reconquête !" d'Eric Zemmour, "Debout La France" de Nicolas Dupont-Aignan, l'UDR d'Eric Ciotti et "Identité-Libertés" de Marion Maréchal. Arrivé en tête dès le premier tour, ce policier vierzonnais a engrangé plus de voix encore au second, totalisant 4 673 bulletins à son nom, soit 874 de plus que pour Maryvonne Roux, tardivement désignée pour succéder à Corinne Ollivier, qui avait elle-même pris la suite de Nicolas Sansu, élu dans les rangs des députés PCF en 2022 à l'Assemblée nationale.
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A Vierzon, l'issue du scrutin aurait peut-être été tout autre si le dernier acteur de la "triangulaire" de ce dimanche 22 mars avait choisi de jeter l'éponge pour, justement, "faire barrage" à l'extrême-droite. Mais il n'en a rien été : le centriste Ahmed Taoussi s'est maintenu, ce qui lui a d'ailleurs valu d'être officiellement désinvesti par le MoDem. Catalysant 1 290 voix, il s'en sort avec... un siège dans le futur conseil municipal, ce qui lui vaudra sans doute quelques remarques : "Je ne voudrais pas être Ahmed Taoussi ce soir, j'ai une pensée pour le personnel municipal et les associations..." a par exemple déjà lâché Maryvonne Roux, qui lui doit mathématiquement -au moins en partie- sa défaite et qui promet "de faire au mieux" dans l'opposition pour "limiter les dégâts".
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