La passion des Pokémon chevillée au corps !
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Modifié : 13h13 par Nicolas Terrien
Les Pokémon célèbrent leurs 30 ans ce vendredi 27 février. Trois décennies d’un succès planétaire qui a vu grandir des millions d’enfants devenus adultes sans jamais vraiment lâcher leur console. À Blois, Vincent Lantigny en est l’illustration incarnée : joueur de la première heure, collectionneur et commerçant, il a fait de sa passion un moteur économique…
Pour beaucoup, tout a commencé avec une cartouche glissée dans une Game Boy. Pour Vincent Lantigny, c’était en 1998 : "J’ai commencé par la version rouge, puis la bleue et la jaune ensuite. J’ai joué à toutes les versions Pokémon jusqu’à aujourd’hui". Lancée par Nintendo en 1996 au Japon, la saga Pokémon Rouge et Bleu a rapidement dépassé le simple cadre du jeu vidéo pour devenir un univers global : séries animées, films, cartes à collectionner, produits dérivés… Jusqu’au phénomène mobile Pokémon Go qui, en 2016, a remis Pikachu et ses compagnons au centre des conversations. "Aujourd’hui, on est sur un univers qui a parcouru plusieurs générations et qui ne s’est jamais éteint au niveau de la passion ", analyse Vincent. "Ça permet à des passionnés de différents âges de se retrouver."
Dracaufeu dans la peau
Chez certains fans, la fidélité va jusqu’au tatouage. Vincent dévoile le sien, sur la cheville : un Dracaufeu ! "Pourquoi Dracaufeu ? Parce que c’est mon Pokémon préféré depuis que je suis tout petit. J’ai commencé l’aventure avec lui et je la finirai avec lui quoi qu’il arrive". Au fil des années, la passion est devenue un métier. Vincent Lantigny dirige le magasin « Ludotrotter » à Blois. Et l’univers Pokémon y occupe une place centrale : "Je dirais entre 30 et 40 % du chiffre d’affaires du magasin". Cartes à collectionner, boosters, produits dérivés : l’offre est large. Certaines cartes exposées en vitrine atteignent 300 euros. Mais le cœur du marché reste plus accessible : "Entre 1 et 10 euros, ce sont des cartes qui tournent très bien. Elles sont très belles pour certaines, et beaucoup de gens aiment venir en chercher". Un modèle économique fondé autant sur la rareté que sur le volume, et sur une clientèle fidèle.
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Un phénomène de pop culture intergénérationnel
Dans la boutique, un détail frappe : "Les parents sont parfois plus renseignés que les enfants. Eux ont accès à internet, ils font les recherches. Mais les enfants s’y mettent de plus en plus, poussés justement par les parents", assure Vincente Lantigny. Trente ans après leur création, les Pokémon sont devenus un marqueur culturel partagé. "Aujourd’hui, on dit Pokémon à quelqu’un, il sait très bien de quoi on parle". Et derrière le slogan historique « Attrapez-les tous » se cache un modèle narratif et commercial redoutablement efficace : collection, compétition, communauté. À Blois comme ailleurs, la flamme ne vacille pas. Pour Vincent Lantigny, elle brûle depuis l’enfance et irrigue désormais son activité professionnelle. Et si l’on en croit l’enthousiasme intact des fans, il faudra sans doute bien plus de trente ans pour espérer enfin, un jour, tous les attraper…
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