Le Mans : trois ans après la mort de Djawed-Manil, nouvel appel à témoins

Le Mans

Modifié : 18h20 par Jonathan Lateur et Emilien Borderie

Trois ans après la mort du petit Djawed-Manil, fauché par une voiture dans le quartier des Sablons, la procureure de la République du Mans relance un appel à témoins. Ni l'automobiliste, ni même sa voiture n'ont encore formellement pu être identifiés.

Les faits remontent au lundi 17 avril 2023 : dans le quartier des Sablons, au Mans, il est environ 16h30 lorsque Djawed-Manil se fait renverser par une voiture en traversant la rue de Turquie pour rentrer chez lui, dans l'immeuble d'en face. Âgé de 4 ans et demi, le garçonnet n'a pas survécu à ses blessures. L'automobiliste, lui, ne s'est pas arrêté. Trois ans après le drame et malgré les investigations rapidement entamées, le véhicule n'a jamais été identifié, son conducteur non plus, et personne n'a été interpellé.

Ni débris, ni trace sur la chaussée

"Des constatations ont été réalisées sur le lieu du drame, qui ont permis d'établir, malheureusement l'absence de tout débris appartenant au véhicule. Aucune trace de freinage non plus, ce qui n'a donc pas permis l'exploitation du moindre indice" fait savoir Carine Haley, procureure de la République du Mans, lors d'un point de situation face aux journalistes organisé ce lundi 15 juin. Unique élément : une image de la voiture impliquée, tirée d'une captation vidéo réalisée depuis l'intérieur d'un bus de la Setram.

Appel à témoins

Un individu de 25 à 35 ans

Transmise aux médias, l'image dont dispose les enquêteurs n'a, pour l'heure encore, rien donné : on peine à identifier le modèle du véhicule, si ce n'est qu'il s'agit d'une "petite citadine", peut-être une Peugeot 108, de couleur grise. Impossible également de voir les traits du conducteur : "Un individu âgé lors des faits entre 25 et 35 ans, de type africain ou antillais mais avec une peau claire, potentiellement porteur de tresses collées ou de dreadlocks courts" indique-t-on néanmoins, sur la base de témoignages.

Témoignage anonyme possible

Quelque peu "désarmé", le parquet du Mans relance donc un appel : "Il est possible que certaines personnes, qui savent quelque chose, n'osent pas témoigner, parce qu'elles considèrent que ce qu'elles ont vu n'a pas d'intérêt ou pour d'autres raisons qui leur sont propres" explique Carine Haley, avant de rappeler à l'attention de ceux qui pourraient redouter des représailles, qu'il est parfaitement possible de fournir des éléments, si minimes soient-ils, de manière anonyme. Et ce, auprès du commissariat du Mans.

Le reportage de Jonathan Lateur :