Info Loir-Et-Cher

A Blois, le promoteur abat soixante arbres pour dégager la vue sur les enseignes

10 septembre 2021 à 18h13
Le parking, dégagé de tous ses arbres

Stupéfaction à la vue de cette photo postée par un internaute sur les réseaux sociaux : la soixantaine d’arbres qui faisaient de l’ombre sur un parking commercial situé près de l’avenue de Châteaudun, à Blois, venait d’être abattue.

"C’est hallucinant !" a immédiatement écrit Christophe Degruelle, président de l’agglomération, abondé par le maire, Marc Gricourt, tapant sur son clavier, rageur : "Un scandale !". Sur Facebook, les deux élus de Blois réagissent ainsi à cette photo postée quelques minutes plus tôt par un internaute, sur laquelle apparaît le parking situé au carrefour de l’avenue de Châteaudun et de la rue André-Boulle, mis à nu... Exit, les soixante jeunes arbres qui s’y dressaient, en bonne santé et bien alignés, procurant un peu d’ombre aux véhicules stationnés ici.

Pour mieux voir les enseignes

"Cette parcelle est la propriété d'un opérateur privé qui vient de racheter l'ensemble commercial et a abattu les arbres pour des questions de visibilité des enseignes" explique la municipalité blésoise dans un communiqué adressé aux rédactions quelques jours après les faits, ce vendredi 10 septembre. Terrain privé certes, n’empêche : "La ville de Blois dénonce un massacre écologique inacceptable et des pratiques à contre-courant de toutes les politiques menées en faveur de l'environnement, de la biodiversité et de la lutte contre le réchauffement climatique".

La ville exige une replantation

Dans un courrier envoyé à la SCI "Val de France Centre", basée au Touquet-Paris-Plage, allée des... Pâquerettes, promoteur des lieux, les élus demandent officiellement que les arbres soient remplacés, conformément au permis de construire délivré. "Vous avez procédé à un abattage sauvage d’arbres de haute tige en plein développement qui permettaient, à la grande satisfaction des clients, de stationner à l’ombre" argumente la collectivité, exigeant par ailleurs d’être dorénavant tenue informée des aménagements envisagés à cet endroit.