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Allonnes : 140 emplois supprimés chez CKB

11 janvier 2019 à 15h35 Par Emilien Borderie
L’annonce, totalement inattendue, est tombée ce jeudi 10 janvier : Carrier Kheops Bac, spécialiste de la conception et de la production de connecteurs implanté à Allonnes, zone du Monné, va se séparer de 140 personnes, soit la quasi-totalité de ses salariés.

Le carnet de commandes n’était pas vide, loin de là… Et le matin-même, une nouvelle machine industrielle venait d’être livrée. Ce jeudi 10 janvier, les propriétaires américains de CKB ont pourtant fait le déplacement jusqu’à Allonnes pour annoncer directement aux salariés la suppression prochaine de 140 emplois sur le site, "faute d’une rentabilité suffisante" ont-ils expliqué.

Délocalisation aux Etats-Unis et en Europe de l'est

C’est la quasi-totalité de l’effectif qui est appelée à disparaître, puisque seule une 20aine de postes d’ingénieurs serait conservée au bureau d’études : "Et pour combien de temps, dur à dire..." souligne, fataliste, un représentant du personnel, avant de préciser que les activités sarthoises de ce spécialiste des connecteurs électriques et optiques notamment, seront transférées "vers d'autres unités du groupe aux Etats-Unis et en Pologne".

Un acteur de l'économie locale depuis un demi-siècle

L'entreprise, qui sera restée implantée durant 50 ans en zone industrielle sud au Mans, avait déménagé dans de plus vastes locaux, tout neufs, à Allonnes, en 2010. Ces dernières années, CKB travaillait essentiellement pour de grands noms du ferroviaire comme Alstom ou Bombardier, en produisant des câbles destinés aux locomotives, voitures et wagons afin d'y transmettre l'électricité, la lumière, la climatisation ou encore le freinage. Des pièces bien spécifiques qu'on retrouve sur des trains ou des trams du monde entier.

Début des négociations la semaine prochaine

Avec une moyenne d'âge de 41 ans, ouvriers et ingénieurs de CKB planchaient sur plusieurs nouveaux produits dont certains étaient à deux doigts d'être commercialisés. Un plan de sauvegarde de l'emploi doit prochainement être activé, avec la volonté de reclasser tout le monde. Les départs devraient se faire de manière étalée, jusqu'en 2020. Dans l'immédiat, les délégués syndicaux n'envisagent aucune action, en tous cas pas avant que ne débutent les négociations, la semaine prochaine.