Info Sarthe

Au Mans, une première épicerie coopérative

14 septembre 2021 à 10h57
Le magasin se trouve le long de la rue Gambetta

Il existe désormais en centre-ville du Mans une épicerie coopérative. Moyennant quelques heures de bénévolat chaque mois, on accède à des produits sélectionnés de matière éthique. Et on contribue à développer "une autre vision de la consommation" comme le souligne l'association "Les Fourmis Sarthoises", à l'initiative de la démarche.

Il en existe déjà quelques-unes en Mayenne et dans la campagne sarthoise, mais c’est la première au Mans : une épicerie coopérative vient d’ouvrir ses portes, en centre-ville, rue Gambetta. On y propose en majorité des produits locaux : fruits et légumes, pâtes, tisanes et autres. Mais pour les acheter, il faut à la fois adhérer à l’association "Les Fourmis Sarthoises" -10 euros l'année- et donner chaque mois trois heures de son temps : "Il s’agit de faire du réapprovisionnement de rayon, tenir la caisse, réceptionner les commandes, faire du ménage en magasin et aussi participer en amont à des groupes de travail pour la communication, la recherche de producteurs, les finances, l’informatique... Bref, beaucoup de choses à faire, mais c’est super chouette de pouvoir tous ensemble participer à faire avancer la société en développant une autre vision de la consommation !" explique Véronique Drouet, membre active du collectif.

Véronique Drouet

Produits variés, locaux et bio de préférence

C’est dans le garage d’une adhérente que l’aventure a commencé. Si l’enthousiasme des premières heures ne s’est jamais démenti, en revanche la place et la visibilité ont vite manqué : "C’est ce qui nous a amenés dans un local situé rue Gambetta à deux pas du square Lafayette" précise Véronique Drouet avant d’évoquer le panel, plutôt varié, de produits désormais proposés à l'épicerie : "On a des fruits et légumes de la Sarthe, on a du miel, des confitures, du pain, des produits secs du style pois chiches, on a même du vin". Avec la volonté de faire dans l’écoresponsable : "Ce sont essentiellement des denrées locales, en circuit court, bio dans l’idéal ou en agriculture raisonnée". A des prix qui se veulent "accessibles pour tous" puisqu’il n’y a ni intermédiaire entre le producteur et le consommateur, ni... salarié, "juste le loyer du local".

Véronique Drouet